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Suis fan de photos, j’ai acheté une imprimante portable


Nos ordinateurs et Smartphones sont remplis de nos photos que nous aimerions parfois tirer pour les garder de façon physique. Pour se faire, vous étiez tous tenté d’aller chez un professionnel pour le tirage ce qui engendrerait des coûts non négligeable. Mais aujourd’hui, vous n’avez plus besoin d’aller obligatoirement chez un professionnel avant de tirer vos photos. Oui grâce à l’évolution de la science, il existe maintenant un appareil vous facilitant le tirage de vos photos. Il s’agit de l’imprimante photo portable.

Que faut-il savoir à propos de l’imprimante photo portable ?

Une imprimante photo portable est un appareil qui vous permet de tirer vos photos qui sont dans la galerie de vos Smartphones (https://tranquille-life.com/imprimante-photo-portable/). L’une des particularités de cet appareil est sa taille car il est assez petit vous donnant la possibilité de le transporter partout sans qu’il ne vous encombre. De plus, tous ses tirages sont à couleurs et il est utilisable partout et à n’importe quel moment. Notons qu’il en existe plusieurs modèles sur le marché et chacun est doté de caractéristiques assez étonnantes. Continue Reading

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Ma passion, bricoler ma voiture


Vous avez entendu parler de la valise diagnostic et vous vous demandez ce que c’est et à quoi il peut bien servir. La lecture de cet article vous permettra de trouver des réponses à vos questions.

Qu’est ce qu’une valise diagnostic ?

Une valise diagnostic est une espèce d’ordinateur qui vous permet de diagnostiquer les pannes de votre voiture. Telle que pour savoir ce que l’on a, on fait des analyses à l’hôpital, la valise diagnostic est l’appareil qui vous donne en un temps record les maux dont souffre votre véhicule. Composé d’un écran, d’un câble et d’un logiciel spécifique (composé d’une suite de codes écrit par les fabricants automobiles) , la valise diagnostic est destinée pour chaque type de voiture. Mais afin d’éviter de vous encombrer avec plusieurs appareils, des valises diagnostic multimarques ont été conçu ; ce qui vous permet de l’utiliser sur différentes voitures. Il suffit de brancher la valise diagnostic au véhicule, et elle se charge de faire le tour du moteur afin de vous informer. Nombreux sont les avantages qui caractérisent la valise diagnostic, mais parcourons un peu les raisons lesquelles vous devez acheter une valise diagnostic. Continue Reading

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Road house


Road houseUne bonne et une mauvaise nouvelle pour les fans du remuant Patrick Swayze. La bonne. Swayze, absent des écrans depuis «Dirty dancing», est revenu. La mauvaise : «Road house», le film de son retour, ne laissera vraiment aucune trace dans sa filmographie. Une question se pose à nous, mais qu’est-il allé faire dans cette galère? Campant un videur de discothèque intègre au cœur d’or-baraqué-chic type, bref, un authentique cliché ambulant, Swayze roule superbement des mécaniques. Et à part ça ? Euh… Pas grand chose. Ou plutôt une seule de la castagne, encore et toujours. Les coups volent entre Swayze et des loubards de banlieue («Agueu je veux rentrer dans la boîte — Tu ne rentreras pas», pif,paf, crac, boum, hue), Swayze et le méchant caïd du coin, incarné par Ben Gazzara (« Mais qui est ce petit merdeux qui me nargue ? — Quoi? Il m’a traité de petit merdeux?», re pif, paf, crac, boum, hue), Swayze et les hommes de main du méchant caïd («Butons-le, les gars — Ouais, c’est ça, approchez et vous êtes morts, bing, bang, scratch »). De temps à autre, une jolie blondinette (médecin à ses heures perdues) se dévoue pour assurer le repos du guerrier à Swayzie-la-castagne («Oh oui, honey, c’est toi le plus beau»). Résultat des courses un film qui ressemble fort à une version dissidente de «Karaté kid chez les bouseux» et, surtout, une erreur de parcours dans !a trajectoire de Patrick Swayze. Tout le monde peut se tromper…

Mélodie pour un meurtre

Mélodie pour un meurtreLa mélodie est un vieux tube sirupeux des années 60 («Sea of love»). Le meurtre est celui d’un homme en train de mimer l’acte sexuel sous la menace d’un revolver et qui est foudroyée par une balle dans la tempe au moment où il va jouir. Un meurtre à répétition, car la police se trouve bientôt devant trois cas semblables. Les victimes étaient des coureurs de jupons, recrutant leurs aventures d’un soir par petites annonces érotiques. Reste aux policiers à passer eux-mêmes une annonce et à attendre les résultats. Réalisé par Harold Becker (auteur, jadis, de l’excellent «Tueurs de flics», avec James Woods et John Savage), «Mélodie pour un meurtre» est un thriller romantique. Mais comme nous abordons les années 90 (l’histoire d’amour de l’an 2 000 se déroulera entre un flic et une putain, prédisait Chandler ou un autre), la romance se place ici, d’emblée, sous le signe de la passion sexuelle, et le film abonde en «scènes torrides». Le fait qu’elles soient jouées par Al Pacino et Elles Barkin leur donne un piment supplémentaire et constitue un gros atout commercial. Malheureusement, cet aspect du film semble avoir été développé pour masquer la minceur du scénario de base, les situations répétitives, les coïncidences grossières (la «suspecte» et son revolver d’alarme). «Mélodie pour un meurtre» est plaisant à voir. Mais pas de quoi en faire un tube.

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Bandini


BandiniDécembre 1928, une petite ville du Colorado. Arturo Bandini a douze ans et deux passions le base-ball et Rosa, • une camarade d’école. Mais les temps sont durs, en cette veille de Noël, pour cette famille d’émigrés italiens. Svevo, le père, a perdu son emploi de maçon, et Maria, la mère, doit supplier l’épicier de lui faire crédit. Tout bascule le jour où Svevo trouve un travail chez une riche veuve, Mme Hildegarde… Le premier roman autobiographique de John Fante a été admirablement adapté par Dominique Deruddere. Il a su rendre parfaitement l’atmosphère de l’époque et l’émotion de cette histoire simple aux personnages plus qu’attachants. Pour les interpréter, il a fait appel à Michael Bacall (exceptionnel en Arturo Bandini), à une Ornella Muti sans fard (une nouvelle carrière s’ouvre devant elle), à une toujours aussi splendide Faye Dunaway et à un Joe Mantegna («Engrenages», «Parrain d’un jour») «gigantesque». S’il manque cette petite touche de génie qui fait les chefs-d’œuvre, ce «Bandini» reste un film bouleversant à ne pas rater…

Retour vers le futur 2e partie

Retour vers le futur2De retour du passé, où il a donné un coup de pouce au destin en unissant… ses propres parents, Marty se voit, cette fois, obligé de faire un saut dans le futur (toujours en compagnie de l’ineffable «Doc» Brown), afin d’empêcher son futur rejeton de commettre un hold-up qui ruinera son avenir et celui de sa famille. Mais un incident de parcours fait que, lorsque les deux hommes reviennent au présent, celui-ci a été changé, et en nettement pire. Il leur faut donc retourner dans le passé, à l’époque du premier «Retour vers le futur» exactement, pour éliminez l’incident qui a sa source dans le futur et rétablir le présent tel qu’il devrait être. Comme si ce n’était pas suffisamment compliqué, ils devront faire attention à ne pas croiser leurs doubles du premier épisode, eux-mêmes revenus du futur, etc. Ce deuxième épisode d’une saga délirante (qui explore avec intelligence plusieurs thèmes de prédilection de la science-fiction voyages dans le temps, mondes parallèles, uchromies, etc.) est un feu d’artifice : rythme, humour, retournements de situations, gadgets… Zemeckis et Spielberg font feu de tout bois et n’ont qu’une ambition : distraire. Ils y parviennent avec virtuosité et trouvent même le moyen de terminer ce deuxième épisode par un gag génial, qui nous fait attendre la suite avec impatience.

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Delta fête Rambo sur le Rhin


Une cassette double diamant pour «Rambo 3», ça se fête. Mireille et Michel Poirier, les heureux éditeurs de la saga des. «Rambo», avec le célébrissime Stallone, ont organisé pour l’occasion, du 25 au 27 novembre, un week-end de détente et de loisirs sur le Rhin, en Allemagne. L’équipe de Delta Vidéo a tenu à associer à ce voyage tous ceux qui, depuis des années, ont cru en la réussite de la société et ont participé au développement du label Delta. Mireille et Michel Poirier ont ainsi voulu remercier Bell Howell, le distributeur des cassettes Fuji en France, les laboratoires de duplication Socam, Télétota, Eclair et Telcipro, les journalistes ainsi que les vidéoclubs et les grossistes qui leur ont fait confiance. Après une traversée de la Belgique en car, les invités ont embarqué, à Düsseldorf, à bord du tafia pour une croisière de deux jours à la découverte des merveilles du Rhin. Au cours du voyage, les participants ont pu visiter Cologne, métropole rhénane célèbre pour sa cathédrale gothique, flâner dans les ruelles typiques de Linz et connaître la vallée romantique, ses châteaux et le rocher de la Lorelei. La soirée de gala et de remise des trophées, sur le Britania, a permis à Michel Poirier d’annoncer quelques bonnes nouvelles pour la société. Dans un souci de croissance, Delta Vidéo a changé d’actionnaires et a choisi un nouveau partenaire majoritaire, Super Club, groupe belge fortement engagé dans divers secteurs de l’industrie du film et de la vidéo. Les -activités de Super Club couvrent, entre autres, la distribution de films et de cassettes, l’acquisition des droits cinéma et vidéo ainsi que la distribution de ces droits au niveau mondial. Delta termine l’année 1989 en beauté. L’attribution d’une cassette double diamant (12 millions de francs de CA) pour «Rambo 3» conforte la position de Delta en tant qu’éditeur indépendant face aux majors compagnies.Rambo 3 En effet, Delta Vidéo a vendu plus de 150 000 cassettes de «Rambo 3» et a réalisé un chiffre d’affaires, vente et location confondue, de près de 15 millions de francs sur ce titre. Pendant la soirée, d’autres trophées ont été remis aux représentants de cette dynamique société. «Double détente», de Walter Hill avec Arnold Schwarzenegger et James Belushi, a obtenu une cassette de platine, «Heros», avec Chuck Norris, «Salsa», «Karaté tiger», avec Jean-Claude Van Damme, et «L’arme absolue» ont reçu une cassette d’or. Delta Vidéo ne compte pas s’endormir sur ses lauriers en 1990 et prévoit d’ores et déjà de nombreux titres musclés pour l’année prochaine. «Cyborg», avec Jean-Claude Van Damme, «Messager de la mort», avec Charles Bronson, «Platoon leader», avec Michael Dudikoff, sont attendus dans les vidéoclubs. L’éditeur prévoit également les sorties de «Un cri dans la nuit», avec Meryl Streep, prix d’interprétation féminine au Festivals de Cannes 89, «Men’s club», réunissant entre autres Roy Scheider, Treat Williams et Harvey Keitel, et «Cat’s eye» d’après Stephen King. Par ailleurs, Delta a acquis les droits de films importants (en préparation ou en tournage) qui alimenteront le catalogue sur 90-91. Au programme : «Highlander 2» avec Christophe Lambert, «Russia house» avec Sean Connery, «Dinosaurs» avec Gene Hackman et Mikhail Baryshnikov, «Desperate hours» de Michael Cimino, le réalisateur de «L’année du Dragon», avec Mickey Rourke, «Fourth war» avec Roy Scheider… Une programmation alléchante qui promet de grands moments.

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Les hifis


Même utilisée avec un magnétoscope hifi stéréo, une cassette hifi enregistrera le son en mono, les émissions de télévision françaises sont encore retransmises en mono. En l’état actuel, leur utilisation n’est donc nullement indispensable. Signalons tout de même qu’elles se prêtent bien à la conservation d’enregistrement et que leur sensibilité est généralement excellente.

Les S-VHS et 8 mm Hi-Band

Ces cassettes « dopées » sont réservées aux heureux possesseurs de magnétoscopes ou caméscopes Super-VHS, connus sous l’appellation S-VHS ou 8 mm Hi-Band. Leur prix est élevé mais leurs performances aussi.

Les Pro

Cette dernière catégorie va peut-être disparaître, supplantée maintenant par les cassettes S-VHS ou 8 mm Hi-Band. Réservées aux professionnels (duplication, par exemple), elles offrent une grande fiabilité et pourront servir à archiver un document précieux. Elles sont désignées sous les appellations Professional Quality, Master Quality, Pro-X, Studio Performance…

Conseils d’utilisation

Les cassettes vidéo sont assez fragiles et quelques gestes simples, mais nécessaires suffisent parfois à les préserver des méfaits du temps. Idéalement, une cassette vidéo doit être rangée à la verticale, abritée de la chaleur, de l’humidité, de la poussière et des champs magnétiques parasites (ne jamais laisser une cassette vidéo près d’un téléviseur, d’une chaîne hifi ou de tout autre appareil électronique). Lors de la lecture, l’utilisateur ne doit pas abuser de certains effets (ralenti, arrêt image) qui, répétés, abîment la bande, la fragilisent et favorisent l’apparition de dépôts. Après la lecture, une cassette doit être rembobinée et retirée du magnétoscope, afin d’éviter un étirement de la bande. Une cassette doit être visionnée régulièrement pour éliminer les impuretés et conserver les couleurs de l’enregistrement initial. A défaut, faire défiler la bande à grande vitesse puis la rembobiner-. Cette technique est également utilisée pour nettoyer la bande de ses «drop-out».

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L’alchimie des cassettes


Les industriels conservent jalousement leurs secrets de fabrication (composition des émulsions), mais la marche à suivre reste la même pour tous les types de cassettes. La bande magnétique se compose en effet de trois éléments essentiels : le polyester étiré, l’émulsion d’oxydes magnétiques et le liant (dispersant, solvant, résine…). Dans un premier temps, des machines mélangent les oxydes et les liants. Ensuite, le polyester est étiré et recouvert d’une couche de pâte magnétique. Visqueuse, la bande passe dans un champ magnétique destiné à orienter les particules d’oxyde dans la même direction. La bande est ensuite séchée puis calandrée, opération au cours de laquelle sont éliminées les excroissances de surface susceptible de provoquer des pertes de niveau lors de l’enregistrement. La bande est alors prête à être découpée pour prendre place dans des boîtiers fabriqués selon le principe du moulage à injection. Le calibrage du boîtier doit être très précis afin que le galet de guidage ne vienne pas griffer la bande en cours d’utilisation.

cassettesQuelle catégorie choisir ?

Le choix s’avère difficile d’autant que l’appellation est laissée au libre arbitre du fabricant. Dans bien des cas, une cassette standard d’une certaine marque donnera d’aussi bons résultats qu’une High Grade d’une autre marque.

Les Standard

Ce sont les moins onéreuses, mais pas forcément les moins performantes. Elles sont désignées par les lettres HR (High Résolution), QG (Quality Grade), HO (High Quality), DX, EQ (Extra Quality), PG (Premium Grade), ou par les vocables «Standard», «Regular»… Elles enregistrent correctement, conservent tout aussi bien, mais ne permettent pas d’effectuer de nombreux réenregistrements. Les High Grade on peut distinguer les High Grade et les Super ou Extra High Grade, souvent désignées par les lettres XHG ou EXG. Elles permettent de faire plusieurs enregistrements successifs et offrent une conservation plus longue. Elles sont également moins sujettes aux «drop-out».

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La guerre des bandes


Une douzaine de marques se partagent un vaste marché en expansion constante pour une fois, les Européens font mieux « que se défendre ». A qualité (presque) égale, comment faire le bon choix pour enregistrer «Sacrée soirée» ou «Le docteur Jivego»? Visite guidée signée Christophe Perrier. Si toutes les cassettes vidéo ont la même fonction (enregistrer et lire), leurs qualités ne sont pas identiques et elles réagissent parfois différemment à l’épreuve du temps. Une bande vidéo est constituée d’un support en polyester enduit de particules métalliques qui sont magnétisées pour passer devant les têtes audio-vidéo du magnétoscope. Ces particules sont uniformément dispersées au moyen d’un liant.

Différents composants pour différentes cassettes

Il existe quatre types de cassettes vidéo auxquels il convient maintenant d’ajouter les S-VHS et les 8 mm Hi-Band.

Les cassettes au chrome :

elles donnent de bons résultats. La couche magnétique qui les compose est de couleur noire et les cristaux aciculaires (c’est-à-dire cristallisés en fines aiguilles) relativement petits.

Les cassettes Super Avilyn :

la couche magnétique est composée de très fines particules qui sont des ions de cobalt. Les résultats obtenus sont excellents et la stabilité magnétique de ces bandes n’est plus à démontrer.

Les cassettes Béridox :

La couche magnétique est semblable à celle des Super Avilyn, mais les fines particules qui y sont introduites ont une structure intermédiaire entre l’oxyde de fer et l’hématite classique. Elles bénéficient d’une bonne stabilité magnétique et la finesse des oxydes prévient l’usure des bandes. .

Les cassettes à métal évaporé (Metal Powder) :

réservées au format 8 mm, ces bandes utilisent un procédé de dépôt des oxydes par évaporation. L’enduction et la répartition des particules se font de façon uniforme.

Les cassettes S-VHS et 8 mm Hi-Band :

l’amélioration des formats vidéo a conduit les fabricants à «doper» les bandes, pour leur permettre d’absorber plus d’informations. Pour jouer avec la petite taille des cassettes 8 ,mm, Sony a mis au point, pour sa nouvelle bande Hi-8 Métal P, des particules métalliques encore plus fines (un tiers plus petites que celles habituellement utilisées). Elles ont, de plus, une forme allongée et sont disposées en diagonale. Le signal vidéo gagne ainsi 3 dB par rapport à une bande métal standard.

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Le degré d’horreur


horreurDepuis les débuts du fantastique, autant dire que, depuis l’éclosion du cinéma, il y a eu une escalade dans la peur, dans l’épouvante. Chaque nouvelle génération apportait des images qui suscitaient des commentaires ébahis, du genre «On ne pourra jamais rien montrer de plus horrible sur un écran». Voir le slogan du fameux «Blood feast», acte de naissance du gore au début des années 60 : «Le film d’horreur qui met un point final à tous les films d’horreur.» La suite a montré qu’en la matière il n’y a jamais que des points de suspension. De fait, la surenchère dans l’horreur n’a jamais connu de pause et, dans ce sens, les années 80 furent les années gore. Mais contrairement à ce qu’on pense parfois, le gore n’est pas un genre de film, c’est un état d’esprit, comme le rock en musique, comme le libertinage en érotisme. Il y avait quelques fractions de seconde gore dans les films anglais de la Hammer, il y en a quelques minutes dans des productions des années 70, davantage aujourd’hui — tandis que, parallèlement, c’est essentiellement le sujet de certains films quasi-clandestins depuis les légendaires incunables de Herschell Gordon Lewis, «Bloodfeast» et autre «2000 maniacs». Aujourd’hui, même chez les plus importants et les plus prestigieux, le gore est devenu un ingrédient comme un autre. L’«accouchement» monstrueux de John Hurt dans «Alien», le meurtre au rasoir d’Angie Dickinson dans «Pulsions», la main arrachée de «Mad Max» ou les doigts» coupés de «Mad Max 2», les sanguinolentes mutations de «The thing», l’horrible métamorphose de «La mouche» comme la morbide boucherie chirurgicale de «Faux semblants» : autant de morceaux de bravoure qui surprennent et traumatisent le spectateur de films d’auteur, pas forcément habitué aux folies de l’épouvante. C’est qu’il y a désormais un pourcentage d’hémoglobine dans n’importe quel film de la galaxie fantasticoïde, comme on parle ailleurs de pourcentage de matières grasses. Et certains ne se privent pas de cultiver le cent pour cent — ou plutôt le «sang pour sang» comme dit le titre français de l’excellent «Blood simple». Ce ne sont plus des ruisseaux, ce sont des fleuves rouges, des Niagara écarlates… Le tout-gore s’est imposé avec la complicité du rire, accouchant d’un sous-genre, comme on dit aujourd’hui, tant l’arbre de l’horreur a nourri de répugnants bourgeons. La descendance est vivace des «Nuits des morts vivants» et autre «Zombie» signés Romero. L’Italien Lucio Fulci a réalisé «Frayeurs» puis «L’éventreur de New York» (1982). Le tout jeune Sam Raimi nous laisse pantois avec son «Evil dead» (1984 La série «Freddy» est farcie de gags et de gore, et avec elle on franchit un nouveau degré : c’est cet épouvantail, ce croquemitaine pour enfants pas sages des années 80, qui devient le véritable, héros. Simple assassin sadique au début (il ne figure même pas dans le titre des «Griffes de la nuit»), il prend bientôt la dimension d’une véritable idole des teenagers. Puis ce sera le délire hystérico cocasse de «Re-animator» (1985), un de ces films-cultes qui lance une nouvelle compagnie, l’Empire de Charles Band, avec une résurrection spectaculaire du Grand-Guignol de nos grands-pères, de la même façon que son savant fou de héros -ressuscite les cadavres à l’aide d’une potion magique à sa façon. Dans la foulée, le monstre verdâtre et pustuleux de «Toxic avenger» (1985), de la firme Troma, n’est pas mal non plus… Il faut dire qu’il est tombé dans un tonneau de déchets radioactifs ! Encore plus drôle : le monstre surgi du placard de «Monster in the closet». .En revanche, Frank Henenlotter est un auteur dont les fantasmes goresques recoupent des hantises dérangeantes, comme le handicap dans «Frère de sang» ou la drogue dans «Emer, le remue-méninges». Le rire grince, il est loin de celui qui plébiscitait «Le bal des vampires» : il ne raille plus le fantastique, il l’accompagne dans ses délires. Voilà donc où nous en sommes. Le fantastique est-il à bout de souffle ? Il n’est pas absurde, aujourd’hui, de se poser cette question, qui n’est pas forcément péjorative, car on peut toujours reprendre son souffle. Mais les faits sont là : comme on vient de le voir, le fantastique a été propulsé par un quadruple essor. Il en est deux qui ont leurs limites. On ne peut battre sans arrêt de nouveaux records de budgets, pas plus qu’on ne peut surenchérir perpétuellement sur les images horribles. Ce qui ne signifie pas qu’il faille, à rebours, sacrifier à la psychologie qui a tué le fantastique des années 30 ! Tant qu’il y aura des auteurs qui se passionneront pour ce cinéma, il n’y aura pas de raison de désespérer. Plus inquiétante est l’absence d’une véritable relève inter: nationale, le rétrécissement du fantastique comme spécialité made in USA. L’expansion du cinéma australien a été un phénomène sans lendemain des années 70. L’Italie piétine entre Dario Argento et Lucio Fulci, preneurs de train en marche et fabricants d’ersatz. L’Angleterre, si florissante naguère, a cru voir le signe d’une renaissance avec «Hell raiser», dont le second volet a déçu. La France reste le domaine des tentatives sporadiques, celles de Mocky («Litan»), de Francis Leroi («Le démon dans l’île»), ou de René Chateau («Les prédateurs de la nuit»). Quant à l’hégémonie américaine, la stéréotypie provoquée par le marché teenagers cantonne l’originalité chez les indépendants. Il serait cependant paradoxal que le fantastique soit victime de son propre succès. Le genre a prouvé dans le passé qu’il était capable de rebondir constamment et qu’il lui fallait passer par une période de décadence avant de connaître une nouvelle renaissance. S’il devient difficile d’épater à coups de FX un public désormais blasé dès le plus jeune âge, et aléatoire de battre les records commerciaux de Spielberg et consorts, il y a sûrement, dans le monde entier, des cinéastes en herbe qui rêvent de fantastiques horreurs… Bienvenue à leurs cauchemars !

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Le niveau de créativité


créativitéUn film de série, c’est aussi un film tourné en série. Alors, bien sûr, il y eut des auteurs inspirés dans le fantastique, de Tod Browning à Terence Fisher, mais aussi (surtout ?) de longues cohortes d’excellents artisans qui s’employèrent à appliquer des recettes et à perpétuer des stéréotypes. La nouveauté des années 70, confirmée et confortée dans les années 80, fut l’apparition d’auteurs personnels, volontiers agressifs et provocateurs, tempérée parallèlement par le «recentrage» du fantastique sur le marché désormais le plus lucratif : celui des adolescents. Après avoir bousculé toutes les règles avec son «Massacre à la tronçonneuse» en 1975, Tobe Hooper est récupéré par l’industrie quand il réalise «Poltergeist» et autre «Massacre dans le train fantôme». Même chose pour George Romero, auteur de l’inoubliable et flamboyante «Nuit des morts vivants» en 1968, qui participe désormais aux «Creep show» de consommation courante. Quant à WesCraven, après nous avoir horrifiés avec sa «Dernière maison sur la gauche» ou «La colline a des yeux», il devient l’instigateur de la saga de Freddy avant de donner dans le vaudou des familles («L’emprise des ténèbres»). Ainsi va le commerce qui rentabilise les talents des donneurs de frissons, mais en les dépouillant au passage de tout leur potentiel de malaise. Un phénomène qui va dans le sens de cette édulcoration, de cette banalisation par accoutumance progressive, c’est la loi des séries. On retrouve alors un équivalent sur grand écran des feuilletons TV, terrain encore interdit pour l’horreur. A mesure que se multiplient les épisodes de «Vendredi 13» (démarrage en 1981), où les moniteurs d’un camp de vacances se font invariablement trucider, ou de «Freddy» (un peu plus tard, en 1984), où ce sont des adolescents que persécute un maniaque mort, mais vivant dans leurs rêves, l’originalité s’estompe — il y aura même, bientôt, une série TV qui contera les horribles exploits de Freddy. Il y a, bien sûr, ces cinéastes de prestige qui ont déjà acquis une célébrité internationale et qui apportent leur réputation au fantastique sans qu’on’ sache si c’est celui-ci qui profite d’eux ou eux qui profitent de lui : Ridley Scott («Alien» ou «Blade runner») et Stanley Kubrick («Shining») en sont les prototypes parfaits. D’autres, qui se sont révélés et épanouis dans le fantastique, y évoluent comme des poissons dans l’eau. Citons David Cronenberg, qui se fit remarquer naguère avec un «Parasite murders» bourré de scènes-chocs : il a touché le plus large public avec «The fly» en 1986 puis «Faux semblants» en 1989, films qui comportent pourtant des scènes purement horrifiques, jadis in concevables. Ou bien David Lynch, passé de la production artisanale et de l’inspiration cauchemardesque de «Eraser head» au luxe démesuré de «Dune» pour aboutir à l’insolite glacé de «Blue velvet» — dont beaucoup ont contesté, lors de son grand prix d’Avoriaz, la qualité fantastique. Oui mais voilà, pour paraphraser une mémorable sentence de Luc Moullet : je ne sais pas si «Blue velvet» c’est du fantastique, mais je sais que c’est diablement intéressant, et si ce n’est pas du fantastique, alors c’est le fantastique qui n’est pas intéressant. Et toc ! Il y a encore ceux qui, sans renier leurs exploits, s’en écartent progressivement pour passer à d’autres domaines — voir le cas de Brian De Palma, qui a glissé imperceptiblement au polar puis au film de guerre. D’autres enfin, le Diable en soit loué, qui se distingue en restaurant l’esprit originel et qu’on peut définir par un concept qui a désormais acquis ses lettres de noblesse, et même un prix décerné chaque année à Paris : le cinéma très spécial. A l’instar de l’Américain David Lynch ou du cosmopolite Alexandro Jodorowsky, l’Espagnol Bigas Luna est de ceux-là quand il tourne «Anguish» (1987), délirante histoire d’un tueur maniaque, collectionneur d’yeux humains, et de son émule qui fait régner la terreur dans un cinéma. Comme l’Anglais Clive Barker, écrivain déjà réputé et réalisateur de «Hell raiser/Le pacte» (1986). Comme le Français Jérôme Boivin dont le chien méchant de. «Baxter» (1989) fit grincer tant de dents… Insolite, ironique, iconoclaste, irrévérencieux, bref, en marge des sentiers battus de la culture sclérosée comme des grosses machines forcément édulcorées, le film très spécial nous ouvre de terrifiants horizons. N’est-il pas, au fond, l’héritier des provocations surréalistes d’avant-guerre, en même temps que le grand frère des cancres infernaux de la classe fantastique : les petits gores. Nous y voilà : ça va saigner.

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