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La chaine des classiques


Les chefs-d’œuvre, ces films qui résistent au temps, ont parfois offert à des automobiles la postérité de scènes tout à fait exceptionnelles. Parfois aussi, c’est l’utilisation qui a été faite de l’automobile, considérée comme décor ou comme accessoire, qui participe à la notoriété d’un long métrage. Hollywood, 1950. Le film noir est noir. John Huston présente « Asphalt jungle », l’histoire d’un hold-up raté qui s’achève par la mort ou l’incarcération de ses instigateurs. Distribué en France sous le titre « Quand la ville dort », ce film offre son premier rôle à la jeune Marilyn Monroe.

Sterling HaydenTout l’art de Huston consiste à faire de ses héros malheureux, des victimes. La scène finale dans laquelle Sterling Hayden, blessé et traqué par la police, fuit la ville dans son break Ford pour aller mourir dans un champ auprès de sa seule passion les chevaux est une magnifique parabole. La « jungle d’asphalte » est un cuisant échec commercial, ce qui n’empêchera heureusement pas son génial auteur d’exercer son talent, à travers des dizaines de films, jusqu’à sa fin, en 1987. Autre titre qui sent l’asphalte, « En quatrième vitesse » est tourné cinq ans plus tard par Robert Aldrich. Le film débute la nuit, sur une route déserte. Un roadster anglais pile dans un crissement de pneus : une jeune fille vient de surgir de la route. Le conducteur l’embarque, sans savoir qu’elle l’entraîne vers la mort. Lui, mais aussi son mécano mexicain, celui qui s’écrie « Vavavoum ! » (Onomatopée reprise par Citroën, dans l’une de ses pubs TV, pour la Visa), finira écrasé par le roadster, après qu’une main assassine eut relâché le cric pendant qu’il était en train de travailler sous la voiture. La même année, l’immense acteur Charles Laughton propose « La nuit du chasseur », le seul film qu’il ait mis en scène. Cet objet de culte cinéphilique conte l’histoire d’un tueur psychopathe (Robert Mi-chum) qui poursuit deux enfants dans la campagne. Auparavant, il a poignardé leur mère et l’a précipitée, attachée au siège de sa voiture, dans une rivière proche. La prise de vue sous l’eau, qui surprend la dépouille de Shelley Winters, la chevelure ondoyant au fil du courant, installée par cinq mètres de fond à bord de sa décapotable, est une autre joyau. Nous ne pouvions oublier Orson Welles. Toujours en 1955, il réalise, pour le générique initial de « La soif du mal », l’un des plus beaux travellings de l’histoire du 7e art. La caméra survole une Ford neuve et la suit jusqu’à la frontière mexicaine. Enfin, la voiture passe le barrage et quitte le champ. La caméra est restée sur Charlton Heston, qui devise avec un douanier. Retour à la Ford, qui explose. Nicolas Ray complète cette liste prestigieuse de films américains des années 50 avec « La fureur de vivre ». James Dean, dont la vie et la mort sera agrémentée de puissants coupés, y incarne Jim Stark, le teenager rebelle. Ses jeux sont suicidaires : deux voitures foncent à toute allure vers le précipice. Le premier qui freine a perdu… En France, Jean-Luc Godard déclenche la nouvelle vague. Avec «A bout de souffle » en 59, où Belmondo, au volant d’une Oldsmobile volée, lance irrité : « Y va pas m’doubler, çui là, avec sa Frégate à la con ! ». Trois ans plus tard, dans « Le Mépris », Brigitte Bardot encastre sa Ferrari sous un camion. En 1967 enfin, dans « Week-end », Jean Yanne et Mireille Darc, eux, sont précipités dans un paysage apocalyptique peuplé de cadavres automobiles. Entre-temps, Claude Lelouch a réalisé « Un homme et une femme ».

Jean-Louis TrintignantJean-Louis Trintignant, pilote automobile, y séduit Anouk Aimée aux commandes de sa Ford Mustang. « Les choses de la vie », tourné en 69 par Claude Sautet, compte une scène d’accident d’un réalisme spectaculaire. Une scène annoncée par un montage nerveux (la Giulietta de Piccoli qui fonce au croisement suivant, une camionnette cale) et montée au ralenti sous différents angles.

En voix off, les pensées du conducteur éjecté s’écoulent de son, corps inerte, mais encore vivant. Vittorio Gassman, dans « Le fanfaron » de Dino Risi, avait subi un sort identique, en 1962, au volant de sa Lancia Aurelia. Précipité dans un ravin à cause de son goût immodéré pour la vitesse. En 1974, Marlon Brando est « Le parrain » dans l’adaptation cinématographique du roman de Mario Puzzo. Parmi les morceaux de bravoure, le mitraillage de James Caan au péage d’autoroute figure en bonne place. Dix hommes embusqués criblent sa Lincoln. Caan sort de la voiture, entame un macabre ballet au ralenti, avant de s’écrouler, truffé de plomb. Francis Ford Coppola, réalisateur du film (dont il tournera la suite deux ans plus tard), remporte un succès collossal à l’époque. Issu de la même famille cinématographique, Martin Scorsese met en scène « Taxi driver » en 1976. Robert de Niro y incarne un paumé qui va basculer dans la folie meurtrière. Les scènes tournées dans son taxi, qui fend le crachin newerkais, participent à installer le malaise, puis le drame sur l’écran. Allemand, mais largement imprégné de culture américaine, Jack NicholsonWim Wenders est le cinéaste de l’errance. « L’ami américain », tourné en 77, s’achève sur un ballet automobile auquel participe un break US transformé en ambulance. D’« Au fil du temps » à « Paris, Texas », Wenders conduit souvent ses personnages sur des bandes d’asphalte au milieu de nulle part. Retour final aux USA, pour « Le facteur sonne toujours deux fois ». Tourné par Bob Rafelson en 1981, c’est la quatrième version filmée d’un roman de James Cain où l’automobile incarne l’instrument du malheur. En compagnie de Jack Nicholson, Jessica Lange déguise l’assassinat d’un vieux mari encombrant en accident de la route. Disculpés, les deux amants foncent vers une autre vie. La voiture fait une embardée. Nicholson reprend ses esprits et découvre le corps sans vie de celle qui portait son enfant. Son hurlement de désespoir se perd sur six lettres qui envahissent l’écran : the end.

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Une julienne de cascades


Rémy JulienneS’il y a, en France, un homme qui bat tous les records en matière de cinéma, c’est bien Rémy Julienne, maître des cascades depuis 25 ans. Avec plus de 700 films à son actif, il a « joué » sous la direction des plus grands metteurs en scène et « donné la réplique » aux stars du monde entier. Avant de rejoindre le tournage du prochain James Bond, il nous a livré quelques-uns de ses secrets. « faut souvent un ou deux mois de préparation pour réaliser dix ou quinze secondes de cascades, confie-t-il. Désormais, les scénaristes adaptent leurs histoires aux idées de cascades que nous avons, mon fils Michel et moi. Pour le prochain James Bond, nous allons faire rouler un convoi de cinq énormes camions sur deux roues avant que le héros ne les détruisent ». Bien entendu, Rémy Julienne et son équipe sont spécialisés dans les cascades de voitures, mais aussi de motos et de bateaux, en bref tout ce qui a un moteur. « Nous avons plus de 100 véhicules en stock pour les essais et, durant les tournages, ce sont les fabricants qui nous confient leurs modèles quand ils ont un rôle positif. Autrement, nous travaillons avec des garagistes ». Notre homme n’hésite d’ailleurs pas à frémir quand il se souvient de certaines destructions spectaculaires.

Rémy Julienne« Un de mes plus beaux souvenirs, c’est le tournage de « L’or se barre » (diffusé récemment sur Canal + NDLR) où les cascades ont un rôle prépondérant. Dans ce même film, nous avons « abîmé » franchement deux Jaguar Type E et une Aston Martin, qui sont aujourd’hui des voitures de collection ». Rémy Julienne a une foule d’anecdotes du même ordre à raconter. Il nous a avoué aussi utiliser la vidéo à toutes les étapes de son étonnant métier. Nous ne vous en disons pas plus. Cela fera l’objet d’un reportage, rempli d’images-chocs, à paraître dans quelques mois.

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McQueen cassait beaucoup de moteurs


Steve McQueenDeux ans s’écoulent ensuite avant que « Le Mans » ne soit mis en chantier. John Sturges tourne les premières scènes puis abandonne la réalisation à Lee H. Katzin, après quelques accrochages avec Steve McQueen, acteur et producteur du film. Jean Sage est, cette fois, responsable du parc automobile et pilote. Des Porsche 917 achetées par la production, des Ferrari 512, des Chevron B16 et des Lola PO recarrossées participent au tournage. « McQueen, qui venait de se classer second à Sebring au volant d’une Porsche 908, était un excellent pilote. Mais il cassait beaucoup de moteurs », raconte Jean Sage. Jacky lckx, Jo Siffert, Jean-Pierre Jabouille, Masten Gregory, Richard Attwood et David Piper étaient chargés de piloter les autres voitures. Les cascades périlleuses étaient réalisées grâce à un système de téléguidage dont la mise au point laborieuse occasionna quelques frayeurs à l’équipe de tournage sur le circuit du Mans. La réalisation du film fut également marquée par le grave accident de David Piper. Jean Sage se souvient : « J’étais dans une Chevron derrière lui quand sa 917 est violemment sortie à Maison-Blanche. » David Piper dut être amputé d’une jambe. « Bobby Deerfield » que Sydney Pollack réalise en 1977, est le dernier film en date axé sur le sport automobile. Marthe Keller y est la compagne torturée d’un Al Pacino-pilote de F1 désabusé. La mièvrerie de cette histoire d’amour vrombissante n’a d’égale que la pauvreté des fausses scènes de course. . En France, Lino Ventura incarna par deux fois un personnage passionné de sport automobile. Dans « Les aventuriers » de Robert Enrico (1967), il prépare et pilote un dragster qui finit son dernier run en flamme. Il pilote également une Matra sur le circuit manceau au début du « Ruffian », réalisé par José Giovanni en 1983.

PioneerComme son nom l’indique, cet ouvrage est consacré à la plus belle collection d’automobiles existant en France. Jack Setton, patron du groupe qui porte son nom et qui distribue en France les produits Pioneer (n. 1 de l’autoradio), ITT, Fuji, etc., en est le propriétaire. Passionné de mécanique, mais aussi d’esthétisme, il a tenu à regrouper des bolides qui ont été champions dans leur catégorie. Il serait trop long d’énumérer tous les modèles qui sont soigneusement entreposés, et en parfait état de marche, dans un hangar immense de son château de la région parisienne. Les plus beaux fleurons de Ferrari, Lotus, Jaguar, Renault, Aston Martin, Alfa Roméo, etc. sont réunis. Des Formules 1 aux prototypes des 24 heures du Mans, en passant par de nombreux modèles (luxueux) de tourisme, c’est une véritable histoire de la compétition automobile qui s’étale devant, nos yeux. Vous pouvez retrouver cette folle passion dans c( Une collection d’avance », édité par EPA, et en vente dans tous les magasins spécialisés.

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Moteur : tous en piste !


Tony Curtis Paradoxe : la compétition automobile, sport spectaculaire par excellence, n’a pas jusqu’ici suscité de chef-d’œuvre cinématographique. Pourtant, les stars se sont succédées dans les rôles de pilote. Clark Gable, passionné de belles voitures dans le privé, enfile le premier la combinaison et le casque dans « Indianapolis », tourné vers 1935 par Clarence Brown. En 1954, Tony Curtis incarne un ingénieur qui se lance dans la construction de voitures de course sous la direction de George Sherman pour « Les bolides de l’enfer ». L’année suivante, Henry Hataway réalise «Le cercle infernal », avec l’athlétique Kirk Douglas au volant. Puis c’est au tour d’Elvis Presley de s’installer dans une voiture de course pour une compétition organisée dans une grande ville américaine. Le film de George Sidney s’intitule « Vive Las Vegas » et date de 1964.Dans sa foulée, Howard Hawks enfante d’un vraiment très médiocre ii Ligne rouge 7000 ». En 1966, John Frankenheimer tente une réalisation plus… ambitieuse : « Grand prix », avec James Garner, Yves Montand et Françoise Hardy. Jean Sage, l’homme de la rubrique « Rétro » de L’Automobile magazine, raconte sa participation au tournage. « Les meilleurs pilotes Phil Hill, Jochen Rindt, Graham Hill et d’autres avaient été engagés pour conduire des Formules 1 de la saison précédente ou des F3 maquillées. Les scènes de courses furent tournées sur plusieurs grands circuits de l’époque, dont Monaco. Dans la principauté, nous avons réalisé quelques prises avant le départ du vrai Grand prix. Nous étions en peloton derrière la voiture caméra, une AC Cobra de sept litres. A l’épingle de la gare, Richie Ginther a brutalement percuté Nino Farina qui avait ralenti brusquement. Une mémorable en-gueulade s’en est suivie ». En 1969, James Goldstone dirige Paul Newman et sa femme Joanne Woodward dans « Virages ». Les scènes de course seront tournées en six semaines sur le circuit d’Indianapolis.

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Pleins feux


Steven SpielbergC’est Steven Spielberg, aujourd’hui converti aux superproductions soporifiques, qui a lancé le genre avec son fabuleux « Duel », en 1973. Un camion citerne animé d’instincts meurtriers poursuit la voiture d’un représentant de commerce sur les routes de Californie. En 1973 également, Disney avait déjà donné vie à une Coccinelle, certes. Mais celle qui apparaît dans « Les voitures qui ont mangé Paris » est hérissée de pointes destinées à tuer. L’Australien Peter Weir réalisa ce subtil mélange de loufoquerie et d’horreur après un passage dans les encombrements de notre capitale. Deux ans plus tard, « La course à la mort de l’an 2000 » (« Les seigneurs de la route » en vidéo), filmé par l’Américain Paul Bartel, annonce déjà l’apocalypse « madmaxienne ». Les concurrents d’une sorte de « Cannonball » futuriste déciment avec cruauté les humains qui croisent leur route. . Dans « Enfer mécanique », Elliot Silverstein reprend le thème cher à « Duel » en 1977. Cette fois, pas d’ambiguïté : la limousine noire et meurtrière est possédée par le Diable puisque la moindre croix la fait fuir. Autre référence à Spielberg : la scène finale, où la voiture est dynamitée comme le requin des « Dents de la mer ». « Mad Max » surgit, en 1979, au volant de son Interceptor pour tenter de rétablir l’ordre et la loi. Il fonce à la poursuite de voyous sanguinaires à travers l’immensité du désert australien. Toujours réalisé par l’Australien George Miller, les deux « Mad Max » suivants précipitent notre héros (Mel Gibson) dans un paysage post-atomique. Ici, plus de loi : chacun lutte pour sa survie. Plus de véhicules conventionnels, mais des chevaux mécaniques parfois animés par des réacteurs d’avion.

 

Mad MaxDans « Mad Max 2 » l’attaque finale du camion, réalisée à la façon de John Ford lorsqu’il filmait des Indiens à l’assaut d’une diligence, restera dans les annales. Suivront plusieurs pâles imitations, dont « Mégaforce », d’AlNeedham. Héroïne négative de « Christine », tourné en 1983 par John Carpenter, une Plymouth Fury, tombée des chaînes Chrysler en 1957, tue par jalousie. Elle supprime son premier propriétaire puis envoûte le malheureux jeune homme qui, des années plus tard, la restaure. Finalement transformée en compression de César, la Plymouth continue d’émettre ses mauvaise ondes. Dans « Retour vers le futur » (Robert Zemeckis, 1986), un savant illuminé invente une voiture à remonter le temps. Une De Lorean dans la réalité, maquillée pour le rôle.

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French connection éblouit les spectateurs


La poursuite de « Bullitt » reste, vingt ans après sa réalisation, une référence. Aucun film policier n’a su depuis renouveler le genre. L’utilisation spectaculaire d’automobiles a changé de camp cinématographique : elle a plutôt servi les films de science-fiction ou* les comédies au cours de ces dernières années. AUTRES FILMS POLI-CIERS : La série des « Ju-dex » (Louis Feuillade, 1917-1935). «Ça. com-mence à Vera Cruz » (Don Siegel, 1949) : Robert Mit-chum, traqué, fonce vers la frontière mexicaine. « Un homme est passé » (John Sturges, 1955) : la Jeep de Spencer Tracy (manchot) prise en chasse par la Chrysler 1940 de Robert Ryan. « Echappement li-bre » (Jean Becker, 1963) : Belmondo et sa Triumph plaquée or qui fond finale-ment sur les quais. « Bon-nie and Clyde » (Arthur Penn, 1967) : où Faye Du-naway et Warren Beatty sont abattus dans leur pro-pre Ford. « L’affaire Tho-mas Crown » (Norman Je-wison, 1968) : McQueen et Dunaway font du Buggy dans les dunes. « La bande à Bonnot » (Philippe Fou-rastié, 1968) : le premier hold-up réalisé en automo-bile. « Ho ! » (Robert Enrico, 1968) : le fric de Bel-mondo brûle dans son coupé en compagnie de la belle Johanna Shimkus. « Le clan des Siciliens » (Verneuil, 1969) avec Gabin et Delon. « L’or se barre » (Peter Collinson, 1970) : Michael Caine embarque les Mini Cooper dans le camion. « Vanishing point » (Richard Sarafian, 1970) : de Denver à San Francisco, Barry Newmann se lance, au volant de sa Dodge Challenger, dans une course folle qui s’achèvera contre deux bulldozers. « Getavvay » (Sam Peckinpah, 1972) : où McQueen remet ça. « Chi-natown » (Roman Polanski, 1974) : la tête de Dunavvay, transpercée d’une balle, bloque l’avertisseur de sa Packard devant Nicholson atterré. « Sugarland ex-press » (Steven Spielberg, 1974) : folles poursuites et prise d’otages par l’auteur de « Duel ». « Larry le din-gue, Mary la garce » (John Hough, 1974) : Peter Fon-da, pilote de course fau-ché, braque un supermar-ché. « Driver » (Walter Hill, 1978) : pour Ryan O’Neal et sa Pontiac Trans Am 6.6 litres. « Subway » (Luc Bes-son, 1 985) : Christophe Lambert est poursuivi par des tueurs en Mercedes au tout début du film. Sa 205 GTI termine dans le Métro.

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Zutman vous explique quoi faire de vos vieilles K7


K7On rencontrait à chaque fois des problèmes de perte de la qualité et voire même de la vidéo avec la vielle cassette vidéo. Ceci est à cause de la bande magnétique de la cassette qui a vraiment du mal à résister au temps, aux conditions climatiques ainsi qu’aux longs moments dans des endroits poussiéreux et très sombres. Afin d’y remédier, l’innovation technologique nous a hérité d’une solution miracle et simple afin de pouvoir numériser les cassettes HI8 et autre formes de K7 selon nos envies.

Pour la conservation de nos vidéos souvenirs, nos vidéos familiales ou bien nos collections de vieux films, il est nécessaire de les transférer vers un support beaucoup plus durable et beaucoup plus fiable que celui d’avant. La transformation de k7 vidéo présente comme même des gros avantages, dont la lecture sans détérioration du support ainsi que la possibilité de réaliser des copies identiques à l’originale.

Faire le transfert de la cassette vidéo sur un disque DVD n’est pas du tout compliqué. Il faut avant tout vérifier le matériel en insistant sur le suivi de la bande magnétique si elle est bien lisible et bien nette. Ensuite il faut passer au branchement du matériel vers le port USB afin de pouvoir établir une connexion entre le poste informatique et la cassette vidéo. Après cela, il faut veiller à ce que le logiciel de numérisation soit bien installé et que tous les codecs nécessaire, dont essentiellement le codec Mpeg-4, soient présent. Enfin, il ne suffit plus que de numériser la vidéo, faire des petites retouches si c’est nécessaire et de graver le tout dans un support DVD-Vidéo, un disque dur, ou bien dans une clé USB.
On pourra bien constater ensuite que le résultat en vaut bien la peine et que l’on ne risque plus d’avoir peur de perdre nos vidéos ou bien de les abîmés sans faire attention.

collection K7 video

Il est simplement à noter que si nous sommes habitués à des images numériques de conception ou bien de la TNT ou même du DVD, alors nous serions un peu déçu car n’oublions pas que les vidéos de la cassettes numériques étaient avant tout une vidéo analogique pur. Mais en tous, après avoir numérisé la cassette vidéo, il n’y a plus de souci à se faire et on est même plus obliger de se trouver le bon vieux magnétoscope pour apprécier notre collection car un simple lecteur DVD du salon fera bien l’affaire et régalera tout le monde.

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L’engrenage du polar


Scarface Rapide de préférence, la voiture est, avec le flingue et la sulfateuse, l’accessoire incontournable du film noir. Déjà en 1931, le sémillant journaliste Rouletabille mène l’enquête au volant d’un superbe roadster dans « Le parfum de la dame en noir » de Marcel L’Herbier. L’année suivante, Howard Hawks filme les premières scènes de mitraillage automobile dans le mythique « Scarface », avec Paul Muni et George Raft. Ce dernier acteur, spécialiste des rôles de gangster à l’époque, deviendra huit ans plus tard le frère d’Humphrey Bogart dans « They ‘drive by night ». Titré, avec beaucoup de fidélité, « Une femme dangereuse » par les distributeurs français, le film de Raoul Walsh se déroule dans l’univers des transporteurs routiers. Epuisé par une longue étape, Bogart est victime d’un accident après s’être endormi au volant. Le ressort dramatique du film se ‘détend lorsque le spectateur médusé apprend qu’il doit être amputé d’un bras. En 46, Boggie a atteint une trop tardive consécration. Il interprète le détective Marlowe dans « Le grand sommeil » d’Howard Hawks. Le réalisateur aime les belles voitures et décore son film de somptueux modèles qui mettent en valeur les charmes de Lauren Bacall, épouse d’Humphrey Bogart depuis peu. Retour à Paris quatre ans plus tard, où Jean-Pierre Melville tourne « Bob le flambeur », premier d’une riche série de films policiers en avance sur leur époque. Entre la place Clichy et la Normandie, Bob cogite le casse du casino de Deauville au volant d’un méga-cabriolet américain. Melville aime l’exotisme automobile, d’autres réalisateurs français ne partage nt pas ses goûts, comme Gilles Grangier.

 

Le rouge est misEn 57, pour « Le rouge est mis », où il dirige le duo Gabin-Ventura, pas une étrangère n’est conviée aux courses-poursuites. Et c’est sur une banquette arrière de Traction Avant que Paul Frankeur reçoit la bastos définitive, annonciatrice du générique de fin. A la même époque mais sur un autre continent, Alfred Hitchcock, maître du suspense, organise une mémorable tentative d’assassinat, maquillée en accident de la route, dans « La mort aux trousses ». Cary Grant, dans le rôle de l’innocent manipulé par le FBI, est soûlé de force par les vilains hommes de mains d’un diabolique James Mason. On l’installe, à demi-inconscient, dans son cabriolet au sommet d’une route de ‘montagne. La voiture dévale la pente, mais Grant, malgré son état déplorable et l’obscurité qui règne, parvient toutefois à éviter le précipice. Histoire de pouvoir, plus loin dans le film, enlacer Eva Marie Saint dans un train-couchettes. La décennie 60 est un excellent cru pour les auto-cinéphiles. En 64 d’abord, le film d’espionnage offre au cinéma sa première star mécanique : l’Aston DB5 confiée à James Connery Bond dans « Goldfinger ». Puis survient Steve McQueen au volant de sa Ford Mustang dans « Bullitt ». Peter Yates, réalisateur de ce film en 69, avait été le racing manager de Stirling Moss, de Peter Collins et d’autres pilotes avant d’embrasser le 7e art. Sa passion du sport. automobile explique sans doute l’extrême soin qui fut apporté au tournage des scènes de poursuite dans les montagnes russes de San Francisco. Carey Lof-tin, cascadeur légendaire, chargé .de mettre au point le ballet, avait spécialement renforcé deux Mustang pour le tournage. Travail ingrat lorsque l’on connaît la fâcheuse tendance qu’avaient ces modèles à se plier au moindre bond. Lorsque l’on revoit les figures réalisées dans « Bullitt », on comprend mieux pourquoi 3 000 dollars de travaux furent nécessaires à la seule rigidification d’une des Mustang. Un an plus tard, au volant d’un modèle identique, Jean Yanne, devenu garagiste pas net, tuait accidentellement le fils de Michel Dubhaussoy au début de « Que la bête meure » de Claude Chabrol. A la suite de « Bullitt », tous les films policiers pri-vilégiant l’action se fendi-rent de quelques séquen-ces d’acrobatie automo-bile. Parmi Les plus réus-sies aux USA, celle de « French connection », tourné par William Friedkin en 1972. Gene Hackman — oscarisé pour son interpré-tation de l’inspecteur Po-peye Doyle — y livrait une course folle avec un métro aérien pour rattraper Fer-nando — dealer — Ray. En France, la plus « bullit-tienne » des scènes de po-lar fut l’ceuvre du casca-deur Rémy Julienne. Elle était censée opposer Omar Sharif à Jean-Paul Belmon-do (au volant d’une Fiat 124 Spécial T) dans « Le casse » d’Henri Verneuil, en 1971.

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Les ressorts du rire


Laurel et HardyAux mains des WC Fields, Laurel et Hardy, Abbott et Costello, Buster Keaton, Mack Sennett ou Harold Lloyd, les tacots ont une vie très éphémère. Ici, la Ford se désintègre au démarrage, là elle est détruite à grands coups de hache par un voisin furibard. Plus loin, une Packard finit sa course folle dans une salle à manger. Les comiques des années 30 démolissent dans la joie. • Trois décennies plus tard, la casse automobile continue de faire recette. Dans la série « Le gendarme de Saint-Tropez » par exemple, de Funès, et sa troupe de comiques accumulent les sorties de route entre 1964 et 1982. Louis « la grimace » marque également de son empreinte le film d’André Hunebelle « Fantômas », où Jean Marais s’enfuit à bord d’une DS Pallas transformable en avion. Toujours en 64, de Funès démolit la 2CV de Bourvil avant de lui confier une Cadillac en or massif dans « Le corniaud » de Gérard Oury. Dans « Le grand restaurant », tourné deux ans plus tard par Jacques Besnard, une DS passe sur le toit et dévale une pente enneigée. Entre-temps, les Américains produisent de gentilles petites comédies, comme «Monte là-dessus» (1962) où Walt Disney fait voler une Ford T, ou « La Rots Royce jaune », réalisé par Anthony Asquith en 1965. A la même époque, le génial Blake Edwards réalise « La grande course autour du monde » avec Jack Lemmon et Tony Curtis au volant: Autre produit Walt Disney, la série de publicités gratuites pour Volkswagen qui débutera en 69 avec « Un amour de Coccinelle » et s’interrompra en 83, après « Un nouvel amour de Coccinelle ». En 73, George Lucas se laisse aller à la nostalgie dans « American graffiti » : les ricaines 50 s’y succèdent sur des airs de rock and roll, et Harrison Indiana Jones Ford fait une première apparition remarquée au volant d’un custom surmotorisé. Deux ans plus tôt, Jacques Tati a réalisé « Trafic ». Le thème de l’avant-dernière farce de ce poète du rire sera repris par Luigi Comencini dans « Le grand embouteillage », en 1978. Aux USA, la fin des années 70 marque l’avènement des road movies à caractère comique. Héros de cette mode éphémère, Burt Reynolds pilote une Pontiac Trans-Am dans « Cours après moi, shérif » d’Al Needham, ou encore, participe à « L’équipée du Cannonball », du même Needham, avec Roger Moore et Peter Fonda.

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L’Odyssée de l’automobile au cinéma


autoLe cinéma sans l’automobile ne serait pas tout à fait ce qu’il est. Peut-on imaginer le film noir sans les limousines cossues et courbes des années 40? Que pourrait faire une pin up hollywoodienne aux cheveux platine si elle ne descendait, cuisses dénudées et fume-cigarette destroyer, d’une Impala 59 longue comme un porte-avions ? Les chasses à l’homme du polar auraient-elles réinventé quelque part l’âme du western sans la sacralisation du cheval vapeur qui, tout en donnant des émotions fortes aux bipèdes, meuble les temps morts et les ban-des-son des scénarios qui s’assoupissent. Le cinéma comique des deux côtés de l’Atlantique aurait-il les mêmes ressorts inusables sans les carambolages, les éclatements, les tonneaux, les plongeons, les envols, transformations à vue et autres sublimations de tout ce qui roule sous le label d’« automobile s? L’argent, la réussite… et Dallas se-raient-ils aussi parfaitement dépeints sur les écrans du monde entier si les friqués marchaient à pied au lieu de rouler en Rolls, Ferrari, Porsche, Mercedes laquées de dix-sept couches de peinture cellulosique. Non, décidément, sans l’automobile-star, le cinéma ne serait pas ce qu’il est. L’auto-star, c’est une réalité enivrante et c’est aussi, à l’heure où le Salon de Paris vient d’ouvrir ses portes, le sujet-phare de ce numéro. Sujet infini que nous avons découpé en thèmes pour un meilleur agrément de lecture. Découvrez avec nous et nous l’espérons avec plaisir le rôle de l’automobile dans la comédie, dans la saga des polars et des thrillers, les films sur fond de compétition, le monde sophistiqué des trucages et, en final, les séries TV où l’automobile est indissociable des grands héros populaires. Contact et… moteur !

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