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Sens unique


Sens unique Mystère au Pentagone ! Kevin Costner, qui fut la révélation des « Incorruptibles » dans le rôle d’Eliot Ness, incarne ici un lieutenant de l’US Navy qui, s’étant fait remarquer par sa conduite héroïque, est distingué par le ministre de la Défense (Gene Hackman). Celui-ci lui confie, dans ses services, un poste de confiance : il s’agit de démêler le vrai du faux dans une sombre intrigue de crédits militaires, de marché d’armements et de vrai-faux rapport de la CIA sur les progrès de l’Armée Rouge. Là-dessus se greffe une histoire de cœur. Notre officier se paie une idylle avec la sublime Susan (comment ne pas craquer pour la délicieuse, la pétillante Sean Young?( qui ne lui cache pas qu’elle est entretenue par un puissant personnage. Nous savons, mais notre héros ne levait pas, qu’il s’agit de Gene Hack-man lui-même. La jalousie s’en mêle et c’est le drame. Mais chut ! Ce ne sera que la première surprise d’une série hallucinante de rebondissements, jusqu’au coup de théâtre final. Sachez seulement que Costner sera chargé d’enquêter sur un meurtre dont il est, sinon le coupable, du moins le suspect N° 1. Piège infernal ! A coup sûr, un des meilleurs films américains de ces derniers temps.

La maison assassinée

La maison assassinéeL’auberge de la Burlière, quelque part dans le Midi, c’est un peu I’« Auberge rouge » de sinistre mémoire. En 1896, la nuit de la St-Michel, on y a découvert l’aubergiste et sa famille, assassinés. Le temps a passé. La grande guerre a éclaté. Et puis, vingt-quatre ans après le drame, un jeune homme est arrivé. C’est lui qui, encore nourrisson, a échappé jadis à ce massacre. Alors, on le comprend, il veut découvrir la vérité. Percer le lourd secret qui plane sur le village. Briser la loi du silence qui unit ses habitants contre l’intrus. Alors, ceux qui veulent parler commencent à mourir mystérieusement. Sorcellerie, envoûtement ? Le mystère s’épaissit et, bizarrement, Séraphin se met à détruire la maison du crime. Comme s’il avait une idée derrière la tête. Et dès lors, nous irons de surprise en révélation. A l’origine de ce film inhabituel pour Georges Lautner, il y a un roman de Pierre Magnan, un polar historique très astucieux, situé en 1920. Captivant. Et Lautner a retrouvé ce qui faisait le charme du cinéma français des années 30/40 : le goût des dialogues ciselés et des comédiens bien choisis. Mention spéciale aux» trois grâces «qui évoluent ici autour de l’orphelin-justicier : Agnès Blanchot, aperçue dans « Scout toujours », d’une fraîcheur et d’une spontanéité rares, Anne Brochet, moins gnangnan que dans « Masques » de Chabrol, émouvante, et l’étonnante Ingrid Held, qui fut la vedette de « Ennemis intimes ». En jeune veuve insolente, ardente, attirante, elle crève l’écran.

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