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Pleins feux


Steven SpielbergC’est Steven Spielberg, aujourd’hui converti aux superproductions soporifiques, qui a lancé le genre avec son fabuleux « Duel », en 1973. Un camion citerne animé d’instincts meurtriers poursuit la voiture d’un représentant de commerce sur les routes de Californie. En 1973 également, Disney avait déjà donné vie à une Coccinelle, certes. Mais celle qui apparaît dans « Les voitures qui ont mangé Paris » est hérissée de pointes destinées à tuer. L’Australien Peter Weir réalisa ce subtil mélange de loufoquerie et d’horreur après un passage dans les encombrements de notre capitale. Deux ans plus tard, « La course à la mort de l’an 2000 » (« Les seigneurs de la route » en vidéo), filmé par l’Américain Paul Bartel, annonce déjà l’apocalypse « madmaxienne ». Les concurrents d’une sorte de « Cannonball » futuriste déciment avec cruauté les humains qui croisent leur route. . Dans « Enfer mécanique », Elliot Silverstein reprend le thème cher à « Duel » en 1977. Cette fois, pas d’ambiguïté : la limousine noire et meurtrière est possédée par le Diable puisque la moindre croix la fait fuir. Autre référence à Spielberg : la scène finale, où la voiture est dynamitée comme le requin des « Dents de la mer ». « Mad Max » surgit, en 1979, au volant de son Interceptor pour tenter de rétablir l’ordre et la loi. Il fonce à la poursuite de voyous sanguinaires à travers l’immensité du désert australien. Toujours réalisé par l’Australien George Miller, les deux « Mad Max » suivants précipitent notre héros (Mel Gibson) dans un paysage post-atomique. Ici, plus de loi : chacun lutte pour sa survie. Plus de véhicules conventionnels, mais des chevaux mécaniques parfois animés par des réacteurs d’avion.

 

Mad MaxDans « Mad Max 2 » l’attaque finale du camion, réalisée à la façon de John Ford lorsqu’il filmait des Indiens à l’assaut d’une diligence, restera dans les annales. Suivront plusieurs pâles imitations, dont « Mégaforce », d’AlNeedham. Héroïne négative de « Christine », tourné en 1983 par John Carpenter, une Plymouth Fury, tombée des chaînes Chrysler en 1957, tue par jalousie. Elle supprime son premier propriétaire puis envoûte le malheureux jeune homme qui, des années plus tard, la restaure. Finalement transformée en compression de César, la Plymouth continue d’émettre ses mauvaise ondes. Dans « Retour vers le futur » (Robert Zemeckis, 1986), un savant illuminé invente une voiture à remonter le temps. Une De Lorean dans la réalité, maquillée pour le rôle.

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