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In extremis


illustrationC’est le premier film d’Olivier Lorsac, qui fut d’abord un courageux producteur (« La pirate ») et un homme de pub. On aime bien Sophie Duez et on peut très bien comprendre qu’elle suscite la passion de deux hommes aussi séduisants que Tango et Rock (mais pourquoi les avoir affublés de ces noms allégoriques ?). Pour les beaux yeux de Sophie-Alice, Tango le joueur se déguise en Rock, fameux truand solitaire. Casus belli ! Pourtant, une complicité, une amitié paradoxale va naître entre ces deux rivaux et Alice les aimera tous les deux, ensemble. Il y a aussi un commissaire qui se languit pour elle, mais elle ne l’aimera jamais parce qu’il n’est» ni beau, ni séduisant ». Résumons-nous : intrigue extra-mince, pour ne pas dire inexistante. Hold-up pour rire ou pour de vrai, fugue, cavale à travers la France. Jolis paysages, c’est la moindre des choses. Le thème du ménage à trois, qui eût été jadis provocateur, est traité en bluette hamiltonienne, avec scènes attendrissantes sous la douche ou dans les draps. Bref, ne tirons pas davantage sur l’ambulance. Quelle idée aussi d’avoir choisi, à part Sophie Duez, des « comédiens » aussi transparents, aussi inconsistants ?

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