Category: Autres

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Peaux de vache


Sandrine Bonnaire doit beaucoup à Patricia Mazuy, la monteuse d’Agnès Varda. Celle-ci attira l’attention de la réalisatrice de «Sans toit ni loi» sur la jeune comédienne. Et pendant un tournage difficile où les relations metteur en scène interprétées n’étaient pas toujours au beau fixe, la même Patricia Mazuy était là pour soutenir le moral de Sandrine. Lorsque Patricia Mazuy décida de passer à la réalisation, avec ce premier long métrage, Sandrine Bonnaire dit oui autant par amitié que par enthousiasme pour le sujet. L’histoire de «Peaux de vache» est simple deux frères, dans un coin perdu du Nord de la France, ont incendié leur vieille ferme et provoque la mort d’un vagabond. L’aine passe dix ans en prison puis revient au pays où le plus jeune s’est marié, a fondé une famille et a modernisé la ferme. Le cadet n’attendait pas l’aîné sitôt… Pour ce film, qui a obtenu le prix Georges Sadoul, Patricia Mazuy a choisi un style narratif simple, dramatique et intense en émotions. Et ses trois comédiens l’aident superbement. En particulier Jean-François Stevenin et Sandrine Bonnaire. Leurs scènes ensemble sont de véritables petits chocs.

Jeu d'enfantJeu d’enfant

Qu’y a-t-il de plus horrible qu’une poupée ? Celle-ci, Chucky, a des joues rouges, un sourire épanoui, une voix suave et… une âme d’assassin. Andy, six ans, est le premier à s’en rendre compte, mais qui le croirait ? Pour les grandes personnes, Chucky est un jouet inoffensif. Bien mal leur en prendra. Car cette poupée infernale a son secret, que nous apprenons dès l’ouverture (fracassante) du film de Tom Holland : la suite d’un maléfice plus ou moins vaudou, elle est animée par la personnalité d’un tueur psychopathe hystérique. Karen (Catherine Hicks), la maman d’Andy, devra s’armer de courage pour sauver son enfant, avec l’aide d’un jeune policier d’abord sceptique (Chris Sarandon), et on le comprend, mais, qui devra se rendre à l’évidence et se mobilisera contre le maléfice ! Voilà un film de terreur qui fait peur, c’est bien normal, direz-vous, mais on a parfois tendance l’oublier. Fleuron du Festival d’Avoriaz 89, il atteint son but avec une parfaite efficacité : Si les poupées horribles ne manquent pas, Chucky est la plus terrifiante de toutes.

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Gorilles dans la brume


Gorilles dans la brumeSigourney chez les gorilles, en pleine nature sauvage africaine et interprétant le personnage authentique de Dian Fossey, le spectacle vaut le détour. Point de trucage possible ! Les rencontres entre Sigourney/Dian et les gorilles sont à couper le souffle. Dian Fossey était cette anthropologue américaine qui, dans la solitude des montagnes sauvages du Zaire, trouva sa raison de vivre en étudiant pendant dix-huit ans, ces primates méconnus et sauvages. A force de séjours immobiles au voisinage d’un groupe, Dian Fossey s’est finalement fait accepter par les gorilles. Elle a pu les regarder, les toucher, vivre avec eux, les filmer. Lancée à corps perdu dans une lutte pour la protection d’une espèce en voie de disparition que les braconniers massacrent sans pitié, Dian Fossey y a laissé la vie. Le film se pouvait exister qu’en recréant ces rencontres avec de vrais gorilles… Lors d’un séjour de quatre mois dans le centre de recherche que Dian Fossey fonda en.1 967 et dirigea jusqu’à son assassinat (encore inexpliqué), en 1985, aidée par un pisteur, Sigourney Weaver a dû faire, elle aussi, un vrai travail d’approche. Elle s’est retrouvé 3 000 mètres d’altitude sur le mont Visoke, face à un groupe de gorilles de 250 kilos ! On en oublie les faiblesses très «mélodrame de Prisu» et «psychologie de supermarché» du film de Michael Apted.

Pelle le conquérantPelle le conquérant

En cette fin du 19e siècle, comme tant d’autres émigrants tenaillent par la faim, le vieil homme et son fils ont quitté leur Suède natale pour une terre qu’ils croyaient plus hospitalière, le Danemark. Mais Lasse (Max vonSydow) es trop vieux, et Pelle n’a que neuf ans. Engage comme vachers pour un salaire de misère, ils seront, comme les autres, soumis à la loi d’un régisseur inimitable et d’un commis sadique. Tandis que le père plie l’échine et se résigne, Pelle observe, se rebelle contre les brimades des autres écoliers et, surtout se lie avec Erik, une forte tête. Avec lui, il rêve de partir visiter le monde et de le conquérir. Ce beau film danois, Palme d’or surprise du Festival de Cannes 88, a séduit tout le monde images superbes et rigueur documentaire sont les qualités premières de cette histoire vue par le regard d’un enfant, mais se refusant aux facilités de l’émotion comme au confort intellectuel de la démonstration.

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Les portes tournantes


Les portes tournantesCéleste Jose du piano pour accompagner les films muets. Nous sommes au Canada en 1928, et la jeune fille devient une star locale. Changeant de robe chaque soir, elle se taille un joli succès auprès d’un public assidu et passionné. Soudain, c’est la catastrophe : le cinéma se met à parler. Fini le piano, adieu Céleste ! Toujours courtisée par un riche héritier, elle accepte de l’épouser, et ses malheurs commencent. Lorsque son mari meurt à la guerre, sa belle-famille lui enlève son enfant, et Céleste s’enfuit à New York. L’histoire de cette vie, de cette rébellion, de cette passion pour le piano, c’est assurément la partie la plus attachante du film de Francis Mankiewicz. La comédienne québécoise Monique Spaziani interprète Céleste avec sensibilité, sincérité, conviction. Le « présent » nous intéresse moins. Céleste, aujourd’hui une vieille dame, a écrit son journal, l’a envoyé à son fils, et c’est l’enfant de celui-ci qui, découvrant son cahier, partira seul à la recherche de sa grand-mère. D’où une touche d’émotion finale, mais le mieux, c’est assurément révocation de la jeunesse de Céleste.

Monsieur Hire

Monsieur HireQuand M. Hire sort de chez lui, dans son petit par-dessus noir, les gamins lui jettent de la farine. Il ne fait rien de mal, mais voila personne ne l’aime. II faut dire qu’il ne fait rien pour cela. Dormant très peu, il passe un temps fou à sa fenêtre, observant sa voisine Alice, qui est jeune, belle, vive, enjouée. Un soir, elle remarque le manège de M. Hire. Désemparée, elle se cache. Puis une mystérieuse complicité s’instaure entre elle et lui, mais chut… Du roman de Georges Simenon, «Les fiançailles de Monsieur Hire», Patrice Leconte a tiré une bouleversante histoire d’amour, où Michel Blanc trouve le rôle le plus intense de sa carrière. Sandrine Bonnaire, fraiche et spontanée comme toujours, est une Alice cependant ambigüe. Leur relation est l’essentiel d’un film ou tout superflu est élagué. C’est dense, concis, sans être austère. La sobre élégance de la mise en scène est un plaisir constant pour l’œil. La musique de Michael Nyman est ensorcelante. Quand on pense que la Palme d’or cannois est allée au surestime «Sexe, mensonges et vidéo», on se dit qu’il y a des jurys bien légers, que c’est un scandale, vanité des vanités…

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Les français au cinéma


En 87, les constructeurs nationaux ont prêté de nombreux véhicules à des équipes de tournage. Nous avons sélectionné quelques longs métrages auxquels Peugeot, Citroën ou Renault ont participé.

Peugeot

« Agent trouble » de Jean-Pierre Mocky ; « Le grand bleu » de Luc Besson ; « Maladie d’amour » de Jacques Deray ; « Noyade interdite » de Pierre Granier-Oeferre ; « La vie dissolue de Gérard Floque » de Georges Lautner ; « Les keufs » de Josiane Balasko ; « La vie est un long fleuve tranquille » d’Etienne Chatilliez…

Citroën

« Une nuit à l’Assemblée » de Jean-Pierre Mocky ; « Blanc de Chine » de Denys Grutier-De-ferre ; « La travestie » d’Yves Boisson ; « Jaune revolver » de Olivier Langlois ; « Association de malfaiteurs » de Claude Zidi ; « Le moustachu » de Dominique Chaussois ; « Tandem » de Patrice Leconte ; « La petite allumeuse » de Danièle Dubroux ; « Etats d’âme » de Jacques Fansten…

Renault

« au beurre noir » de Serge Meynard ; « Le cri du hibou » de Claude Chabrol ; « Direction assistée » d’Alex Métayer ; « La passerelle » de Jean-Claude Sussfeld ; « Fréquence meurtre » d’Elisabeth Rappeneau ; « Un homme et une femme, vingt ans déjà » de Claude Lelouch ; « Mauvais sang » de Lésa Carax ; « Poussière d’ange » d’Edouard Nier-mans ; « L’été en pente douce » de Gérard Krawczyk ; « Nuit d’ivresse » de Bernard Nauer…

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Moteur : tous en piste !


Tony Curtis Paradoxe : la compétition automobile, sport spectaculaire par excellence, n’a pas jusqu’ici suscité de chef-d’œuvre cinématographique. Pourtant, les stars se sont succédées dans les rôles de pilote. Clark Gable, passionné de belles voitures dans le privé, enfile le premier la combinaison et le casque dans « Indianapolis », tourné vers 1935 par Clarence Brown. En 1954, Tony Curtis incarne un ingénieur qui se lance dans la construction de voitures de course sous la direction de George Sherman pour « Les bolides de l’enfer ». L’année suivante, Henry Hataway réalise «Le cercle infernal », avec l’athlétique Kirk Douglas au volant. Puis c’est au tour d’Elvis Presley de s’installer dans une voiture de course pour une compétition organisée dans une grande ville américaine. Le film de George Sidney s’intitule « Vive Las Vegas » et date de 1964.Dans sa foulée, Howard Hawks enfante d’un vraiment très médiocre ii Ligne rouge 7000 ». En 1966, John Frankenheimer tente une réalisation plus… ambitieuse : « Grand prix », avec James Garner, Yves Montand et Françoise Hardy. Jean Sage, l’homme de la rubrique « Rétro » de L’Automobile magazine, raconte sa participation au tournage. « Les meilleurs pilotes Phil Hill, Jochen Rindt, Graham Hill et d’autres avaient été engagés pour conduire des Formules 1 de la saison précédente ou des F3 maquillées. Les scènes de courses furent tournées sur plusieurs grands circuits de l’époque, dont Monaco. Dans la principauté, nous avons réalisé quelques prises avant le départ du vrai Grand prix. Nous étions en peloton derrière la voiture caméra, une AC Cobra de sept litres. A l’épingle de la gare, Richie Ginther a brutalement percuté Nino Farina qui avait ralenti brusquement. Une mémorable en-gueulade s’en est suivie ». En 1969, James Goldstone dirige Paul Newman et sa femme Joanne Woodward dans « Virages ». Les scènes de course seront tournées en six semaines sur le circuit d’Indianapolis.

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Pleins feux


Steven SpielbergC’est Steven Spielberg, aujourd’hui converti aux superproductions soporifiques, qui a lancé le genre avec son fabuleux « Duel », en 1973. Un camion citerne animé d’instincts meurtriers poursuit la voiture d’un représentant de commerce sur les routes de Californie. En 1973 également, Disney avait déjà donné vie à une Coccinelle, certes. Mais celle qui apparaît dans « Les voitures qui ont mangé Paris » est hérissée de pointes destinées à tuer. L’Australien Peter Weir réalisa ce subtil mélange de loufoquerie et d’horreur après un passage dans les encombrements de notre capitale. Deux ans plus tard, « La course à la mort de l’an 2000 » (« Les seigneurs de la route » en vidéo), filmé par l’Américain Paul Bartel, annonce déjà l’apocalypse « madmaxienne ». Les concurrents d’une sorte de « Cannonball » futuriste déciment avec cruauté les humains qui croisent leur route. . Dans « Enfer mécanique », Elliot Silverstein reprend le thème cher à « Duel » en 1977. Cette fois, pas d’ambiguïté : la limousine noire et meurtrière est possédée par le Diable puisque la moindre croix la fait fuir. Autre référence à Spielberg : la scène finale, où la voiture est dynamitée comme le requin des « Dents de la mer ». « Mad Max » surgit, en 1979, au volant de son Interceptor pour tenter de rétablir l’ordre et la loi. Il fonce à la poursuite de voyous sanguinaires à travers l’immensité du désert australien. Toujours réalisé par l’Australien George Miller, les deux « Mad Max » suivants précipitent notre héros (Mel Gibson) dans un paysage post-atomique. Ici, plus de loi : chacun lutte pour sa survie. Plus de véhicules conventionnels, mais des chevaux mécaniques parfois animés par des réacteurs d’avion.

 

Mad MaxDans « Mad Max 2 » l’attaque finale du camion, réalisée à la façon de John Ford lorsqu’il filmait des Indiens à l’assaut d’une diligence, restera dans les annales. Suivront plusieurs pâles imitations, dont « Mégaforce », d’AlNeedham. Héroïne négative de « Christine », tourné en 1983 par John Carpenter, une Plymouth Fury, tombée des chaînes Chrysler en 1957, tue par jalousie. Elle supprime son premier propriétaire puis envoûte le malheureux jeune homme qui, des années plus tard, la restaure. Finalement transformée en compression de César, la Plymouth continue d’émettre ses mauvaise ondes. Dans « Retour vers le futur » (Robert Zemeckis, 1986), un savant illuminé invente une voiture à remonter le temps. Une De Lorean dans la réalité, maquillée pour le rôle.

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Zutman vous explique quoi faire de vos vieilles K7


K7On rencontrait à chaque fois des problèmes de perte de la qualité et voire même de la vidéo avec la vielle cassette vidéo. Ceci est à cause de la bande magnétique de la cassette qui a vraiment du mal à résister au temps, aux conditions climatiques ainsi qu’aux longs moments dans des endroits poussiéreux et très sombres. Afin d’y remédier, l’innovation technologique nous a hérité d’une solution miracle et simple afin de pouvoir numériser les cassettes HI8 et autre formes de K7 selon nos envies.

Pour la conservation de nos vidéos souvenirs, nos vidéos familiales ou bien nos collections de vieux films, il est nécessaire de les transférer vers un support beaucoup plus durable et beaucoup plus fiable que celui d’avant. La transformation de k7 vidéo présente comme même des gros avantages, dont la lecture sans détérioration du support ainsi que la possibilité de réaliser des copies identiques à l’originale.

Faire le transfert de la cassette vidéo sur un disque DVD n’est pas du tout compliqué. Il faut avant tout vérifier le matériel en insistant sur le suivi de la bande magnétique si elle est bien lisible et bien nette. Ensuite il faut passer au branchement du matériel vers le port USB afin de pouvoir établir une connexion entre le poste informatique et la cassette vidéo. Après cela, il faut veiller à ce que le logiciel de numérisation soit bien installé et que tous les codecs nécessaire, dont essentiellement le codec Mpeg-4, soient présent. Enfin, il ne suffit plus que de numériser la vidéo, faire des petites retouches si c’est nécessaire et de graver le tout dans un support DVD-Vidéo, un disque dur, ou bien dans une clé USB.
On pourra bien constater ensuite que le résultat en vaut bien la peine et que l’on ne risque plus d’avoir peur de perdre nos vidéos ou bien de les abîmés sans faire attention.

collection K7 video

Il est simplement à noter que si nous sommes habitués à des images numériques de conception ou bien de la TNT ou même du DVD, alors nous serions un peu déçu car n’oublions pas que les vidéos de la cassettes numériques étaient avant tout une vidéo analogique pur. Mais en tous, après avoir numérisé la cassette vidéo, il n’y a plus de souci à se faire et on est même plus obliger de se trouver le bon vieux magnétoscope pour apprécier notre collection car un simple lecteur DVD du salon fera bien l’affaire et régalera tout le monde.

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Le serviteur du diable


Arrivant de Philadelphie avec sa délicieuse épouse, le révérend Julian débarque dans un village perdu du Montana. Mais dès son arrivée, le pasteur est confronté à des habitants tenaillés par la peur, gouvernés par un shérif faible et timoré, et entièrement soumis aux exigences d’une famille qui détient l’eau, donc le pouvoir. Alors que Julian parvient à rétablir l’ordre et la loi, la disparition de sa femme, partie avec un autre homme, va le pousser à commettre une succession d’actes violents et de meurtres. «Le serviteur du Diable » est un titre bien pompeux pour décrire un homme qui ne fait que se venger de son destin. Argument de vente oblige, le producteur (qui n’est autre que l’acteur principal) a sans doute voulu s’attirer les faveurs d’un plus large public. Ceci explique cela. En dehors de cet aspect quelque peu négatif, le film est excellent. La surprise est en effet agréable puisque le scénario de ce pseudo western donne lieu à une très belle histoire, superbement interprétée par Willie Nelson (qui signe également la musique, of course) et Morgan Fair-child. Le mythe du « poor lone-some cow-boy » nous est ici servi sur un plateau. Un plat qui doit, évidemment, être dégusté avec le recul nécessaire, que le titre (malheureuse initiative) nous impose.

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Etroite surveillance


Etroite surveillance Deux flics sont chargés par le FBI de surveiller l’ex-compagne d’un dangereux gangster, récemment évadé. Les deux hommes s’établissent dans un appartement abandonné face à la maison de la jeune fille, et y installent télescopes, caméras, micros et magnétophones. La planque s’annonce morose. Sauf que l’objet de la surveillance s’avère être sacrément sexy et que l’un des deux flics, outrepassant ses droits, entame une liaison amoureuse avec elle. Le scénario plagie allégrement celui de « Du plomb pour l’inspecteur », revu récemment au Cinéma de minuit. Cette réticence admise, « Etroite surveillance » se déguste avec un plaisir certain. John Badham a eu l’idée de faire virer son polar classique vers la comédie, ce qui lui donne un rythme différent et un souffle neuf. Il est servi dans ce sens par la prestation de Richard Dreyfuss, qui arrive à faire le pitre tout en conservant sa crédibilité de policier. Ajoutez à cela la présence de Forest Whitaker, l’inoubliable Bird, les débuts de la ravissante Madeleine Stowe, et vous comprendrez que c’est un film à surveiller de près.

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