Archive for avril, 2014

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L’Odyssée de l’automobile au cinéma


autoLe cinéma sans l’automobile ne serait pas tout à fait ce qu’il est. Peut-on imaginer le film noir sans les limousines cossues et courbes des années 40? Que pourrait faire une pin up hollywoodienne aux cheveux platine si elle ne descendait, cuisses dénudées et fume-cigarette destroyer, d’une Impala 59 longue comme un porte-avions ? Les chasses à l’homme du polar auraient-elles réinventé quelque part l’âme du western sans la sacralisation du cheval vapeur qui, tout en donnant des émotions fortes aux bipèdes, meuble les temps morts et les ban-des-son des scénarios qui s’assoupissent. Le cinéma comique des deux côtés de l’Atlantique aurait-il les mêmes ressorts inusables sans les carambolages, les éclatements, les tonneaux, les plongeons, les envols, transformations à vue et autres sublimations de tout ce qui roule sous le label d’« automobile s? L’argent, la réussite… et Dallas se-raient-ils aussi parfaitement dépeints sur les écrans du monde entier si les friqués marchaient à pied au lieu de rouler en Rolls, Ferrari, Porsche, Mercedes laquées de dix-sept couches de peinture cellulosique. Non, décidément, sans l’automobile-star, le cinéma ne serait pas ce qu’il est. L’auto-star, c’est une réalité enivrante et c’est aussi, à l’heure où le Salon de Paris vient d’ouvrir ses portes, le sujet-phare de ce numéro. Sujet infini que nous avons découpé en thèmes pour un meilleur agrément de lecture. Découvrez avec nous et nous l’espérons avec plaisir le rôle de l’automobile dans la comédie, dans la saga des polars et des thrillers, les films sur fond de compétition, le monde sophistiqué des trucages et, en final, les séries TV où l’automobile est indissociable des grands héros populaires. Contact et… moteur !

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Le serviteur du diable


Arrivant de Philadelphie avec sa délicieuse épouse, le révérend Julian débarque dans un village perdu du Montana. Mais dès son arrivée, le pasteur est confronté à des habitants tenaillés par la peur, gouvernés par un shérif faible et timoré, et entièrement soumis aux exigences d’une famille qui détient l’eau, donc le pouvoir. Alors que Julian parvient à rétablir l’ordre et la loi, la disparition de sa femme, partie avec un autre homme, va le pousser à commettre une succession d’actes violents et de meurtres. «Le serviteur du Diable » est un titre bien pompeux pour décrire un homme qui ne fait que se venger de son destin. Argument de vente oblige, le producteur (qui n’est autre que l’acteur principal) a sans doute voulu s’attirer les faveurs d’un plus large public. Ceci explique cela. En dehors de cet aspect quelque peu négatif, le film est excellent. La surprise est en effet agréable puisque le scénario de ce pseudo western donne lieu à une très belle histoire, superbement interprétée par Willie Nelson (qui signe également la musique, of course) et Morgan Fair-child. Le mythe du « poor lone-some cow-boy » nous est ici servi sur un plateau. Un plat qui doit, évidemment, être dégusté avec le recul nécessaire, que le titre (malheureuse initiative) nous impose.