Archive for juin, 2014

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Pleins feux


Steven SpielbergC’est Steven Spielberg, aujourd’hui converti aux superproductions soporifiques, qui a lancé le genre avec son fabuleux « Duel », en 1973. Un camion citerne animé d’instincts meurtriers poursuit la voiture d’un représentant de commerce sur les routes de Californie. En 1973 également, Disney avait déjà donné vie à une Coccinelle, certes. Mais celle qui apparaît dans « Les voitures qui ont mangé Paris » est hérissée de pointes destinées à tuer. L’Australien Peter Weir réalisa ce subtil mélange de loufoquerie et d’horreur après un passage dans les encombrements de notre capitale. Deux ans plus tard, « La course à la mort de l’an 2000 » (« Les seigneurs de la route » en vidéo), filmé par l’Américain Paul Bartel, annonce déjà l’apocalypse « madmaxienne ». Les concurrents d’une sorte de « Cannonball » futuriste déciment avec cruauté les humains qui croisent leur route. . Dans « Enfer mécanique », Elliot Silverstein reprend le thème cher à « Duel » en 1977. Cette fois, pas d’ambiguïté : la limousine noire et meurtrière est possédée par le Diable puisque la moindre croix la fait fuir. Autre référence à Spielberg : la scène finale, où la voiture est dynamitée comme le requin des « Dents de la mer ». « Mad Max » surgit, en 1979, au volant de son Interceptor pour tenter de rétablir l’ordre et la loi. Il fonce à la poursuite de voyous sanguinaires à travers l’immensité du désert australien. Toujours réalisé par l’Australien George Miller, les deux « Mad Max » suivants précipitent notre héros (Mel Gibson) dans un paysage post-atomique. Ici, plus de loi : chacun lutte pour sa survie. Plus de véhicules conventionnels, mais des chevaux mécaniques parfois animés par des réacteurs d’avion.

 

Mad MaxDans « Mad Max 2 » l’attaque finale du camion, réalisée à la façon de John Ford lorsqu’il filmait des Indiens à l’assaut d’une diligence, restera dans les annales. Suivront plusieurs pâles imitations, dont « Mégaforce », d’AlNeedham. Héroïne négative de « Christine », tourné en 1983 par John Carpenter, une Plymouth Fury, tombée des chaînes Chrysler en 1957, tue par jalousie. Elle supprime son premier propriétaire puis envoûte le malheureux jeune homme qui, des années plus tard, la restaure. Finalement transformée en compression de César, la Plymouth continue d’émettre ses mauvaise ondes. Dans « Retour vers le futur » (Robert Zemeckis, 1986), un savant illuminé invente une voiture à remonter le temps. Une De Lorean dans la réalité, maquillée pour le rôle.

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French connection éblouit les spectateurs


La poursuite de « Bullitt » reste, vingt ans après sa réalisation, une référence. Aucun film policier n’a su depuis renouveler le genre. L’utilisation spectaculaire d’automobiles a changé de camp cinématographique : elle a plutôt servi les films de science-fiction ou* les comédies au cours de ces dernières années. AUTRES FILMS POLI-CIERS : La série des « Ju-dex » (Louis Feuillade, 1917-1935). «Ça. com-mence à Vera Cruz » (Don Siegel, 1949) : Robert Mit-chum, traqué, fonce vers la frontière mexicaine. « Un homme est passé » (John Sturges, 1955) : la Jeep de Spencer Tracy (manchot) prise en chasse par la Chrysler 1940 de Robert Ryan. « Echappement li-bre » (Jean Becker, 1963) : Belmondo et sa Triumph plaquée or qui fond finale-ment sur les quais. « Bon-nie and Clyde » (Arthur Penn, 1967) : où Faye Du-naway et Warren Beatty sont abattus dans leur pro-pre Ford. « L’affaire Tho-mas Crown » (Norman Je-wison, 1968) : McQueen et Dunaway font du Buggy dans les dunes. « La bande à Bonnot » (Philippe Fou-rastié, 1968) : le premier hold-up réalisé en automo-bile. « Ho ! » (Robert Enrico, 1968) : le fric de Bel-mondo brûle dans son coupé en compagnie de la belle Johanna Shimkus. « Le clan des Siciliens » (Verneuil, 1969) avec Gabin et Delon. « L’or se barre » (Peter Collinson, 1970) : Michael Caine embarque les Mini Cooper dans le camion. « Vanishing point » (Richard Sarafian, 1970) : de Denver à San Francisco, Barry Newmann se lance, au volant de sa Dodge Challenger, dans une course folle qui s’achèvera contre deux bulldozers. « Getavvay » (Sam Peckinpah, 1972) : où McQueen remet ça. « Chi-natown » (Roman Polanski, 1974) : la tête de Dunavvay, transpercée d’une balle, bloque l’avertisseur de sa Packard devant Nicholson atterré. « Sugarland ex-press » (Steven Spielberg, 1974) : folles poursuites et prise d’otages par l’auteur de « Duel ». « Larry le din-gue, Mary la garce » (John Hough, 1974) : Peter Fon-da, pilote de course fau-ché, braque un supermar-ché. « Driver » (Walter Hill, 1978) : pour Ryan O’Neal et sa Pontiac Trans Am 6.6 litres. « Subway » (Luc Bes-son, 1 985) : Christophe Lambert est poursuivi par des tueurs en Mercedes au tout début du film. Sa 205 GTI termine dans le Métro.