Archive for juillet, 2014

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McQueen cassait beaucoup de moteurs


Steve McQueenDeux ans s’écoulent ensuite avant que « Le Mans » ne soit mis en chantier. John Sturges tourne les premières scènes puis abandonne la réalisation à Lee H. Katzin, après quelques accrochages avec Steve McQueen, acteur et producteur du film. Jean Sage est, cette fois, responsable du parc automobile et pilote. Des Porsche 917 achetées par la production, des Ferrari 512, des Chevron B16 et des Lola PO recarrossées participent au tournage. « McQueen, qui venait de se classer second à Sebring au volant d’une Porsche 908, était un excellent pilote. Mais il cassait beaucoup de moteurs », raconte Jean Sage. Jacky lckx, Jo Siffert, Jean-Pierre Jabouille, Masten Gregory, Richard Attwood et David Piper étaient chargés de piloter les autres voitures. Les cascades périlleuses étaient réalisées grâce à un système de téléguidage dont la mise au point laborieuse occasionna quelques frayeurs à l’équipe de tournage sur le circuit du Mans. La réalisation du film fut également marquée par le grave accident de David Piper. Jean Sage se souvient : « J’étais dans une Chevron derrière lui quand sa 917 est violemment sortie à Maison-Blanche. » David Piper dut être amputé d’une jambe. « Bobby Deerfield » que Sydney Pollack réalise en 1977, est le dernier film en date axé sur le sport automobile. Marthe Keller y est la compagne torturée d’un Al Pacino-pilote de F1 désabusé. La mièvrerie de cette histoire d’amour vrombissante n’a d’égale que la pauvreté des fausses scènes de course. . En France, Lino Ventura incarna par deux fois un personnage passionné de sport automobile. Dans « Les aventuriers » de Robert Enrico (1967), il prépare et pilote un dragster qui finit son dernier run en flamme. Il pilote également une Matra sur le circuit manceau au début du « Ruffian », réalisé par José Giovanni en 1983.

PioneerComme son nom l’indique, cet ouvrage est consacré à la plus belle collection d’automobiles existant en France. Jack Setton, patron du groupe qui porte son nom et qui distribue en France les produits Pioneer (n. 1 de l’autoradio), ITT, Fuji, etc., en est le propriétaire. Passionné de mécanique, mais aussi d’esthétisme, il a tenu à regrouper des bolides qui ont été champions dans leur catégorie. Il serait trop long d’énumérer tous les modèles qui sont soigneusement entreposés, et en parfait état de marche, dans un hangar immense de son château de la région parisienne. Les plus beaux fleurons de Ferrari, Lotus, Jaguar, Renault, Aston Martin, Alfa Roméo, etc. sont réunis. Des Formules 1 aux prototypes des 24 heures du Mans, en passant par de nombreux modèles (luxueux) de tourisme, c’est une véritable histoire de la compétition automobile qui s’étale devant, nos yeux. Vous pouvez retrouver cette folle passion dans c( Une collection d’avance », édité par EPA, et en vente dans tous les magasins spécialisés.

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Moteur : tous en piste !


Tony Curtis Paradoxe : la compétition automobile, sport spectaculaire par excellence, n’a pas jusqu’ici suscité de chef-d’œuvre cinématographique. Pourtant, les stars se sont succédées dans les rôles de pilote. Clark Gable, passionné de belles voitures dans le privé, enfile le premier la combinaison et le casque dans « Indianapolis », tourné vers 1935 par Clarence Brown. En 1954, Tony Curtis incarne un ingénieur qui se lance dans la construction de voitures de course sous la direction de George Sherman pour « Les bolides de l’enfer ». L’année suivante, Henry Hataway réalise «Le cercle infernal », avec l’athlétique Kirk Douglas au volant. Puis c’est au tour d’Elvis Presley de s’installer dans une voiture de course pour une compétition organisée dans une grande ville américaine. Le film de George Sidney s’intitule « Vive Las Vegas » et date de 1964.Dans sa foulée, Howard Hawks enfante d’un vraiment très médiocre ii Ligne rouge 7000 ». En 1966, John Frankenheimer tente une réalisation plus… ambitieuse : « Grand prix », avec James Garner, Yves Montand et Françoise Hardy. Jean Sage, l’homme de la rubrique « Rétro » de L’Automobile magazine, raconte sa participation au tournage. « Les meilleurs pilotes Phil Hill, Jochen Rindt, Graham Hill et d’autres avaient été engagés pour conduire des Formules 1 de la saison précédente ou des F3 maquillées. Les scènes de courses furent tournées sur plusieurs grands circuits de l’époque, dont Monaco. Dans la principauté, nous avons réalisé quelques prises avant le départ du vrai Grand prix. Nous étions en peloton derrière la voiture caméra, une AC Cobra de sept litres. A l’épingle de la gare, Richie Ginther a brutalement percuté Nino Farina qui avait ralenti brusquement. Une mémorable en-gueulade s’en est suivie ». En 1969, James Goldstone dirige Paul Newman et sa femme Joanne Woodward dans « Virages ». Les scènes de course seront tournées en six semaines sur le circuit d’Indianapolis.