Archive for novembre, 2014

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Hand of death


Hand of deathVéritable cousin du célèbre héros de la saga des «Vendredis 13» (Jason), le monstrueux Jackson dissimule son visage hideux derrière un masque de hockey pour accomplir son destin de tueur. Six crimes dans une seule soirée suffisent à le mettre en train pour le reste de la nuit. Mais quand il commence épargner ses victimes, il à la fâcheuse habitude d’en tomber amoureux. Un comble ! Sa passion pour la poésie de Lord Byron le pousse à résister à ses instincts criminels pour sombrer dans les yeux de sa belle. Mais celle-ci ne voit pas les choses du même œil… En compétition au dernier Festival d’Avoriaz, le second film d’Anders Palm réussit le tour de force de mêler poésie et horreur dans un même sujet. Même si les caractéristiques du héros sont particulièrement surprenantes, le film n’est jamais grotesque. Il rivalise avec les meilleures productions du genre. A voir…

Les nouvelles histoires fantastiques

Quatre épisodes d’une super série TV inédite sur nos petits écrans et qui est le «bébé» de Steven Spielberg. Les trois premiers épisodes de ladite série étaient sortis sous le titre «Histoires fantastiques» au cinéma, puis en vidéo. Ces quatre «Nouvelles histoires fantastiques» nous arrivent directement en vidéo. «Lucy», par Nick Castle, ou un écrivain est aidé par sa plante ; «Samedi magique», de Robert Markowitz, où un grand-père et son petit-fils échangent leur corps ; «Vous avez intérêt à me croire», de Kevin Reynolds, où un homme rêve une catastrophe aérienne qu’il tente d’empêcher ; et enfin, «Nuit de Noël» avec un père Noël arrête comme meurtrier. L’intérêt de cette série est que les scénarios sont travaillés (signés Matheson ou Spielberg) et que la réalisation est confiée à des cinéastes, plus ou moins jeunes, qui se sont fait remarquer au cinéma : Nick Castle («Starfighter»), Robert Markowitz («Voices»), Kevin Reynolds («La bête de guerre») et Philip Joanou «U2 rattle and hum»).

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Peaux de vache


Sandrine Bonnaire doit beaucoup à Patricia Mazuy, la monteuse d’Agnès Varda. Celle-ci attira l’attention de la réalisatrice de «Sans toit ni loi» sur la jeune comédienne. Et pendant un tournage difficile où les relations metteur en scène interprétées n’étaient pas toujours au beau fixe, la même Patricia Mazuy était là pour soutenir le moral de Sandrine. Lorsque Patricia Mazuy décida de passer à la réalisation, avec ce premier long métrage, Sandrine Bonnaire dit oui autant par amitié que par enthousiasme pour le sujet. L’histoire de «Peaux de vache» est simple deux frères, dans un coin perdu du Nord de la France, ont incendié leur vieille ferme et provoque la mort d’un vagabond. L’aine passe dix ans en prison puis revient au pays où le plus jeune s’est marié, a fondé une famille et a modernisé la ferme. Le cadet n’attendait pas l’aîné sitôt… Pour ce film, qui a obtenu le prix Georges Sadoul, Patricia Mazuy a choisi un style narratif simple, dramatique et intense en émotions. Et ses trois comédiens l’aident superbement. En particulier Jean-François Stevenin et Sandrine Bonnaire. Leurs scènes ensemble sont de véritables petits chocs.

Jeu d'enfantJeu d’enfant

Qu’y a-t-il de plus horrible qu’une poupée ? Celle-ci, Chucky, a des joues rouges, un sourire épanoui, une voix suave et… une âme d’assassin. Andy, six ans, est le premier à s’en rendre compte, mais qui le croirait ? Pour les grandes personnes, Chucky est un jouet inoffensif. Bien mal leur en prendra. Car cette poupée infernale a son secret, que nous apprenons dès l’ouverture (fracassante) du film de Tom Holland : la suite d’un maléfice plus ou moins vaudou, elle est animée par la personnalité d’un tueur psychopathe hystérique. Karen (Catherine Hicks), la maman d’Andy, devra s’armer de courage pour sauver son enfant, avec l’aide d’un jeune policier d’abord sceptique (Chris Sarandon), et on le comprend, mais, qui devra se rendre à l’évidence et se mobilisera contre le maléfice ! Voilà un film de terreur qui fait peur, c’est bien normal, direz-vous, mais on a parfois tendance l’oublier. Fleuron du Festival d’Avoriaz 89, il atteint son but avec une parfaite efficacité : Si les poupées horribles ne manquent pas, Chucky est la plus terrifiante de toutes.