Archive for décembre, 2014

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Willow


Depuis «La guerre des étoiles», il n’a pas réalisé un seul film. Pourtant, plus que jamais, le magicien Lucas crée des univers de cinéma féeriques et épiques. Et, plus que Ron Howard, Lucas semble le véritable auteur de «Willow».Willow Il est le responsable des effets spéciaux, le producteur, le scénariste et l’auteur du sujet original. Ron Howard, jeune comédien qui tourna «American graffiti» sous la direction de Lucas, est devenu un jeune réalisateur très coté («Splash» ou «Cocoon»). Mais dans cette quête initiatique d’un nain et d’un jeune chevalier au pays des sorciers, il a mis son savoir-faire au service de la fascination de Lucas pour les folklores et les mythologies. Les réminiscences qui ponctuent «Willow» Moïse, Cendrillon, l’Odyssée et Circée (pour la transformation d’une armée en porcs), le «Voleur de Bagdad», Peter Pan. «Les voyages de Gulliver», les contes de Perrault, «Le magicien d’Oz», les jeux de stratégie style «Donjons et dragons» ou encore «Le seigneur des anneaux» de Tolkien.«Willow» a su trouver son originalité dans la poésie naïve, l’humour et les effets spéciaux hyper sophistiqués. Il faut voir dans une même image des personnages de quatre tailles différentes (du lilliputien au géant). On est vraiment au spectacle !

Dr Jekyllet Mr Hyde

Dr Jekyll et Mr HydeGérard Kikoïne, grand spécialiste du cinéma érotique («Lady Libertine»), a réalisé quelques films aux États-Unis «Dragonard» (sorti chez Warner Home Vidéo) ou encore ce redoutable «Dr Jekyll et MT Hyde». Prisonnier de son personnage de «Psychose», Anthony Perkins continue dans l’épouvante. Et là, Alfred Hitchcock n’est plus là pour limiter les dégâts. Il n’y a pas de directeur d’acteurs sur le plateau de «Dr Jekyll et Mr Hyde» pour empêcher le pauvre Anthony Perkins d’accumuler les grimaces et le surjeu psychotique. Il y a eu quarante versions cinéma et TV de l’histoire de Stevenson. Le rôle a été joué par des comédiens fantastiques : Fredric March, Spencer Tracy ou encore Kirk Douglas, qui fut un Dr Jekyll et Mr Hyde de comédie musicale ! Et donc faire du nouveau n’était pas face, mais là… L’idée de Kikoine était intéressante : Jekyll se dame lui-même par ses expériences de drogue,il est responsable de son malheur. Mais cette idée n’est pas vraiment exploitée. Autour de sa vedette tout occupée à passer de Jekyll en Hyde. Kikoine construit un Grand-Guignol coloré et expressionniste visuellement séduisant, mais frisant souvent le ridicule.

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Futur immédiat


Futur immédiatImaginer que, dans un futur proche, 300 000 extra-terrestres (baptisés les «arrivants»)débarquent sur terre et s’intègrent parfaitement à la société. Les « aliens » et autres «monstres venus de l’espace» ont fini par être acceptés (un peu contrecœur tout de même) par les terriens. La cohabitation est harmonieuse ou presque… Ce postulat — jusqu’à présent fantastique — semble un peu une allégorie sur la colonisation imperceptible que subissent actuellement les grands pays occidentaux. On sent très bien que ce film traité à la fois des préjugés racistes et que ces «nouveaux venus» sont un peu les boat-people de l’espace. Mais Graham Bakersa délaissé la science-fiction pour le policier. Un flic bien de chez nous, cynique et dur à cuir (James Caan), et un «arrivant» font équipe pour enquêter sur une étrange suite de meurtres d’«arrivants» et mettre ci jour une sombre machination à laquelle est mêlé un riche et puissant industriel, lui-même «arrivant». Le polar est rondement mené. L’arrière-plan de science-fiction est sans grand intérêt et les maquillages d’«arrivants» sont, quant à eux, très peu convaincants.

Batman

Rien à voir avec le film de Tim Burton ! Ce « Batman » là est le petit frère cinéma de la série TV que diffuse actuellement FFi3. On y retrouve les mêmes interprètes que dans la série puis qu’il s’agit, plus ou moins, du remontage de quatre épisodes du feuilleton. Aidé de sa cape ailée et de Robin, son assistant, Batman vole au secours de tous ceux qui se trouvent en danger. Il en profite pour affronter quatre mauvais génies du crime qui s’ingénient à lui mettre des bâtons dans les roues la femme Chat, le Joker, le Pingouin et le Sphinx.Batman Le résultat ne vole pas très haut, mais n’a pas l’ambiguïté déplaisante du nouveau «Batman». Le film s’assume comme série B naïve et fauchée et divertit fort agréablement. Leslie Martinson donne -à ses aventures de « Batman » une dimension satirique vis-à-vis de l’American way of life et parodie allègrement les «James Bond» et autres films d’espionnage à gadgets. De plus, ce film est là pour nous prouver qu’il y a plus de vingt ans, on nous avait déjà fait le coup de la batmania. Dans le film, on trouve la Batmobile, le Batcoptère, le Batsignal, la Batcorde et la Batpoudre…