Archive for juin, 2015

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Les hifis


Même utilisée avec un magnétoscope hifi stéréo, une cassette hifi enregistrera le son en mono, les émissions de télévision françaises sont encore retransmises en mono. En l’état actuel, leur utilisation n’est donc nullement indispensable. Signalons tout de même qu’elles se prêtent bien à la conservation d’enregistrement et que leur sensibilité est généralement excellente.

Les S-VHS et 8 mm Hi-Band

Ces cassettes « dopées » sont réservées aux heureux possesseurs de magnétoscopes ou caméscopes Super-VHS, connus sous l’appellation S-VHS ou 8 mm Hi-Band. Leur prix est élevé mais leurs performances aussi.

Les Pro

Cette dernière catégorie va peut-être disparaître, supplantée maintenant par les cassettes S-VHS ou 8 mm Hi-Band. Réservées aux professionnels (duplication, par exemple), elles offrent une grande fiabilité et pourront servir à archiver un document précieux. Elles sont désignées sous les appellations Professional Quality, Master Quality, Pro-X, Studio Performance…

Conseils d’utilisation

Les cassettes vidéo sont assez fragiles et quelques gestes simples, mais nécessaires suffisent parfois à les préserver des méfaits du temps. Idéalement, une cassette vidéo doit être rangée à la verticale, abritée de la chaleur, de l’humidité, de la poussière et des champs magnétiques parasites (ne jamais laisser une cassette vidéo près d’un téléviseur, d’une chaîne hifi ou de tout autre appareil électronique). Lors de la lecture, l’utilisateur ne doit pas abuser de certains effets (ralenti, arrêt image) qui, répétés, abîment la bande, la fragilisent et favorisent l’apparition de dépôts. Après la lecture, une cassette doit être rembobinée et retirée du magnétoscope, afin d’éviter un étirement de la bande. Une cassette doit être visionnée régulièrement pour éliminer les impuretés et conserver les couleurs de l’enregistrement initial. A défaut, faire défiler la bande à grande vitesse puis la rembobiner-. Cette technique est également utilisée pour nettoyer la bande de ses «drop-out».

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L’alchimie des cassettes


Les industriels conservent jalousement leurs secrets de fabrication (composition des émulsions), mais la marche à suivre reste la même pour tous les types de cassettes. La bande magnétique se compose en effet de trois éléments essentiels : le polyester étiré, l’émulsion d’oxydes magnétiques et le liant (dispersant, solvant, résine…). Dans un premier temps, des machines mélangent les oxydes et les liants. Ensuite, le polyester est étiré et recouvert d’une couche de pâte magnétique. Visqueuse, la bande passe dans un champ magnétique destiné à orienter les particules d’oxyde dans la même direction. La bande est ensuite séchée puis calandrée, opération au cours de laquelle sont éliminées les excroissances de surface susceptible de provoquer des pertes de niveau lors de l’enregistrement. La bande est alors prête à être découpée pour prendre place dans des boîtiers fabriqués selon le principe du moulage à injection. Le calibrage du boîtier doit être très précis afin que le galet de guidage ne vienne pas griffer la bande en cours d’utilisation.

cassettesQuelle catégorie choisir ?

Le choix s’avère difficile d’autant que l’appellation est laissée au libre arbitre du fabricant. Dans bien des cas, une cassette standard d’une certaine marque donnera d’aussi bons résultats qu’une High Grade d’une autre marque.

Les Standard

Ce sont les moins onéreuses, mais pas forcément les moins performantes. Elles sont désignées par les lettres HR (High Résolution), QG (Quality Grade), HO (High Quality), DX, EQ (Extra Quality), PG (Premium Grade), ou par les vocables «Standard», «Regular»… Elles enregistrent correctement, conservent tout aussi bien, mais ne permettent pas d’effectuer de nombreux réenregistrements. Les High Grade on peut distinguer les High Grade et les Super ou Extra High Grade, souvent désignées par les lettres XHG ou EXG. Elles permettent de faire plusieurs enregistrements successifs et offrent une conservation plus longue. Elles sont également moins sujettes aux «drop-out».