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Monster in the closet


Après avoir vu «Monster in the closet», édité ce mois-ci par UGC Vidéo, vous n’ouvrirez plus un placard (closet in english) ou une armoire sans avoir quelques sueurs froides, suivies d’un énorme éclat de rire. C’est la base de cette parodie de films d’horreur, aux multiples facettes, où angoisse et suspense riment avec burlesque et fantaisie. Un plaisir fantastique, dans tous les sens du terme…

Monster in the closetSi le fantastique a, depuis longtemps, son festival, ses classiques et ses monstres sacrés (c’est le cas de le dire), il faut bien constater que le département parodie compte plus de séries Z que de véritables petits chefs-d’œuvre. Il faut remonter à «Schlock» et, plus récemment, au «Bal des vampires» ou à «Galaxina» pour sentir monter le plaisir… entre nos deux oreilles. Heureusement, il y a une compagnie cinématographique américaine, spécialisée dans les séries B d’envergure, qui a su faire la part belle à ce genre dans le genre. C’est avec de gros moyens qu’elle a permis à ce «Monster in the closet» de voir le jour et de devenir une série A, dévastatrice à souhait. Nous n’avions pas pris un tel plaisir depuis le «Beetlejuice» (Warner) de Tim Burton (Coup de cœur de novembre). Faisons tout de suite un (mauvais) sort à l’histoire. La petite ville universitaire de ChestnutHills, près de San Francisco, vit dans la terreur. Une série de meurtres étranges a eu lieu dans… des placards. Richard, un journaliste local, convainc son patron de faire une enquête sur l’affaire, qui prend en quelques jours d’importantes et sanglantes proportions. Dans le même temps, l’excentrique Dr Pennyworth et Diane, le professeur de biologie, tentent de faire comprendre au shérif Ketchum que c’est un monstre venu d’un autre monde qui perpétue ces crimes. La créature apparaît enfin, et l’armée intervient sans succès avant de faire évacuer la ville. Seuls Richard et Diane restent pour tenter d’exterminer le monstre qui ne menace rien moins que l’ensemble de la planète… Cette histoire à la structure classique laisse libre cours au pastiche et c’est un véritable catalogue de références (personnages, situations, dialogues, etc.), puisées dans le cinéma fantastique des années 50-60, auquel on a droit. En vrac, le monstre évoque tour à tour Godzilla, la créature du lac noir et même King Kong ; le couple héros a tous les tics de Clark Kent-Lois Lane dans «Superman»; le savant fou (la tronche d’Einstein) veut entrer en communication avec l’«être différent» comme dans toutes les séries B; le prêtre est toujours prêt à brandir le crucifix comme une ultime protection; le chef de l’armée, violent et patriote, ne pense qu’à exterminer la bête, etc. On passerait un bon moment à évoquer toutes les parodies de scènes historiques, de la mythique et hitchcockienne séquence de la douche jusqu’à la prise «en main» amoureuse par le monstre (serait-ce une femelle?), du héros, à la mode King Kong, en passant par la transposition du fameux orgue de Spielberg, dans «Rencontres du troisième type», en xylophone. Le résultat, c’est une avalanche de gags où l’absurde et le non-sens règnent en maîtres. Dans ce contexte, les acteurs s’en donnent à cœur joie. En dehors de l’illustre John Carradine («Cléopâtre», «La chevauchée fantastique », «Les dix commandements», «L’homme qui tua Liberty Valance»), on retrouve quelques-uns des meilleurs seconds rôles du cinéma et des séries TV comme Howard Duff, Claude Akins et Donald Moffat. C’est Bob Dahlin qui dirige tout ce petit monde avec brio. Il a travaillé comme assistant-réalisateur de grands noms du cinéma comme Robert Altman, Jonathan Demme, Tony Richardson, Richard Lester ou Richard Brooks. Il signe là son premier long métrage en ayant fait preuve, dès l’écriture du scénario, d’une connaissance profonde du sujet et d’un sens inné de l’exploitation humoristique. Les effets spéciaux sont eux aussi très soignés et l’on sent que ce film n’a pas été fait avec des bouts de chandelle. Que dire encore si vous n’êtes pas convaincus? Ecoutez très vite les émissions de Skyrock, qui font la part belle à ce Coup de cœur à savourer d’urgence. Une dernière chose, fermez bien vos placards avant de visionner cette cassette. On ne sait jamais…

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Le crime d’Antoine


Le crime d'AntoineMauvais coup de foudre : Antoine a perdu accidentellement sa jeune femme, Léa, le soir même de leurs noces. A la suite d’une petite annonce dans le Nouvel Obs, il rencontre une autre Léa : même prénom, même âge, même voix, même physique… Nouveau coup de foudre, bénéfique cette fois. En apparence. Car Léa n° 2 cache un mystère. Elle apparaît, disparaît, semble effrayée. Elle est surveillée, manipulée par un méchant antiquaire (Jacques Weber). Y’a de la machination dans l’air… Ce scénario captivant, tiré d’un roman de Dominique Roulet («L’inspecteur Lavardin»), est très astucieusement mis en scène par Marc Rivière, dont c’est l’attachant premier film. La trouvaille des ballons est digne d’Alfred Hitchcock ! Aussi convaincant en acteur qu’en chanteur, Tom Novembre est un Antoine aussi touchant que lunaire, et quant à Catherine Wilkening, en Léa vulnérable et ambiguë, elle confirme ses promesses de «Mon bel amour ma déchirure». Un deuxième film signé Marc Rivière serait le bienvenu…

Kinjite, sujet tabou

Kinjite, sujet tabouUn Charles Bronson tel qu’on le découvre depuis des années. Violent, expéditif et efficace. Mais «Kinjite» réserve tout de même quelques surprises. Avec J. Lee Thompson, Charlie le «zigouilleur de salopards», le «nettoyeur des grandes villes américaines» a souvent tourné : «Le justicier de minuit», «L’enfer de la violence», etc. Cette fois, Bronson le flic n’aime pas les Asiatiques. Mais il est chargé de retrouver la fille d’un homme d’affaires japonais enlevée par un proxénète de Los Angeles. Dans son enquête, le policier, aux méthodes assez expéditives (il faut respecter le mythe «Justicier dans la ville» !), va se heurter à la loi du silence. Car, dans la société japonaise, tout ce qui concerne viol et prostitution est kinjite : sujet tabou. J. Lee Thompson est un très habile artisan. Il sait mettre en place des scènes d’action violentes et nerveuses. Et il parvient à nous tenir en haleine avec une intrigue solide en suspense. On regarde donc «Kinjite, sujet tabou» comme un bon polar, un efficace thriller. De plus, Charles Bronson y est un personnage plus subtil que dans ses précédents films.

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Cocoon 2


«Cocoon 2» n’est pas aussi réussi que le précédent. Mais succès oblige… Ils sont de retour sur terre pour ce qu’ils croient être un bref séjour. Cinq années ont passé depuis que les joyeux vieillards se sont envolés vers la planète Antarès. Ils goûtent à l’immortalité et ont recouvré la vigueur de leur vingt ans, mais leur famille, leurs amis et la vie sur terre leur manquent cruellement ! Ils profitent donc d’une mission des Antariens pour revenir quatre jours sur notre bonne vieille planète.Cocoon 2 Alors que le film de Ron Howard était revigorant, optimiste, drôle et tonique, cette suite, signée pourtant par l’habile Daniel Petrie, est d’une insondable tristesse, déprimante et nostalgique. Cependant, les «vieilles» stars, toujours aussi « craquantes», sont à nouveau au rendez-vous : Don Ameche (que l’on a revu dans «Parrain d’un jour»), Wilford Brimley et Maureen Stapleton, Hume Cronyn et Jessica Tandy (revus ensemble dans « Miracle dans la 8e Rue»), Elaine Stritch («Providence» de Resnais ou «September» de Woody Allen), etc. Pour eux, pour leur cabotinage génial, pour le souvenir des splendeurs hollywoodiennes qu’ils font revivre, «Cocoon 2» vaut tout de même le détour !

Fair game

Trudie Styler est, à la ville, Mme Sting (ce qui signifie morsure/piqûre). Au cinéma, elle risque de devenir Mme Serpent, car, dans «Fair game», thriller en huis clos, elle a pour principal partenaire un mamba mortel. Une femme, prisonnière dans son appartement avec un très venimeux mamba, doit se livrer à un face-à-face mortel organisé par un mari jaloux et ne supportant pas d’être quitté ! Comédienne de télévision et de théâtre (notamment au sein de la Royal Shakespeare company), Trudie Styler est actrice depuis douze ans. On devrait d’ailleurs bientôt la voir en maîtresse de Modigliani/Richard Berry dans «Maudit», réalisé par Franco Taviani.Fair game Le film joue sur notre peur panique des serpents. Et la mise en scène de Mario Orfini (malgré un usage un peu abusif des plans subjectifs) fait tout pour nous donner la chair de poule. La plus grande partie du film se passe dans le loft de la jeune femme, que la caméra investit avec un séduisant parti pris esthétique et expressionniste. Le récit se réduit un peu à «le serpent veut mordre la dame». Premier temps : la dame n’a pas conscience du danger. Seconde période : elle panique. Troisième partie : elle organise le combat… Mais tous ceux qui n’aiment pas les reptiles — et même les autres — vont passer une heure trente à bondir de trouille sur leur fauteuil.

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Willow


Depuis «La guerre des étoiles», il n’a pas réalisé un seul film. Pourtant, plus que jamais, le magicien Lucas crée des univers de cinéma féeriques et épiques. Et, plus que Ron Howard, Lucas semble le véritable auteur de «Willow».Willow Il est le responsable des effets spéciaux, le producteur, le scénariste et l’auteur du sujet original. Ron Howard, jeune comédien qui tourna «American graffiti» sous la direction de Lucas, est devenu un jeune réalisateur très coté («Splash» ou «Cocoon»). Mais dans cette quête initiatique d’un nain et d’un jeune chevalier au pays des sorciers, il a mis son savoir-faire au service de la fascination de Lucas pour les folklores et les mythologies. Les réminiscences qui ponctuent «Willow» Moïse, Cendrillon, l’Odyssée et Circée (pour la transformation d’une armée en porcs), le «Voleur de Bagdad», Peter Pan. «Les voyages de Gulliver», les contes de Perrault, «Le magicien d’Oz», les jeux de stratégie style «Donjons et dragons» ou encore «Le seigneur des anneaux» de Tolkien.«Willow» a su trouver son originalité dans la poésie naïve, l’humour et les effets spéciaux hyper sophistiqués. Il faut voir dans une même image des personnages de quatre tailles différentes (du lilliputien au géant). On est vraiment au spectacle !

Dr Jekyllet Mr Hyde

Dr Jekyll et Mr HydeGérard Kikoïne, grand spécialiste du cinéma érotique («Lady Libertine»), a réalisé quelques films aux États-Unis «Dragonard» (sorti chez Warner Home Vidéo) ou encore ce redoutable «Dr Jekyll et MT Hyde». Prisonnier de son personnage de «Psychose», Anthony Perkins continue dans l’épouvante. Et là, Alfred Hitchcock n’est plus là pour limiter les dégâts. Il n’y a pas de directeur d’acteurs sur le plateau de «Dr Jekyll et Mr Hyde» pour empêcher le pauvre Anthony Perkins d’accumuler les grimaces et le surjeu psychotique. Il y a eu quarante versions cinéma et TV de l’histoire de Stevenson. Le rôle a été joué par des comédiens fantastiques : Fredric March, Spencer Tracy ou encore Kirk Douglas, qui fut un Dr Jekyll et Mr Hyde de comédie musicale ! Et donc faire du nouveau n’était pas face, mais là… L’idée de Kikoine était intéressante : Jekyll se dame lui-même par ses expériences de drogue,il est responsable de son malheur. Mais cette idée n’est pas vraiment exploitée. Autour de sa vedette tout occupée à passer de Jekyll en Hyde. Kikoine construit un Grand-Guignol coloré et expressionniste visuellement séduisant, mais frisant souvent le ridicule.

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Futur immédiat


Futur immédiatImaginer que, dans un futur proche, 300 000 extra-terrestres (baptisés les «arrivants»)débarquent sur terre et s’intègrent parfaitement à la société. Les « aliens » et autres «monstres venus de l’espace» ont fini par être acceptés (un peu contrecœur tout de même) par les terriens. La cohabitation est harmonieuse ou presque… Ce postulat — jusqu’à présent fantastique — semble un peu une allégorie sur la colonisation imperceptible que subissent actuellement les grands pays occidentaux. On sent très bien que ce film traité à la fois des préjugés racistes et que ces «nouveaux venus» sont un peu les boat-people de l’espace. Mais Graham Bakersa délaissé la science-fiction pour le policier. Un flic bien de chez nous, cynique et dur à cuir (James Caan), et un «arrivant» font équipe pour enquêter sur une étrange suite de meurtres d’«arrivants» et mettre ci jour une sombre machination à laquelle est mêlé un riche et puissant industriel, lui-même «arrivant». Le polar est rondement mené. L’arrière-plan de science-fiction est sans grand intérêt et les maquillages d’«arrivants» sont, quant à eux, très peu convaincants.

Batman

Rien à voir avec le film de Tim Burton ! Ce « Batman » là est le petit frère cinéma de la série TV que diffuse actuellement FFi3. On y retrouve les mêmes interprètes que dans la série puis qu’il s’agit, plus ou moins, du remontage de quatre épisodes du feuilleton. Aidé de sa cape ailée et de Robin, son assistant, Batman vole au secours de tous ceux qui se trouvent en danger. Il en profite pour affronter quatre mauvais génies du crime qui s’ingénient à lui mettre des bâtons dans les roues la femme Chat, le Joker, le Pingouin et le Sphinx.Batman Le résultat ne vole pas très haut, mais n’a pas l’ambiguïté déplaisante du nouveau «Batman». Le film s’assume comme série B naïve et fauchée et divertit fort agréablement. Leslie Martinson donne -à ses aventures de « Batman » une dimension satirique vis-à-vis de l’American way of life et parodie allègrement les «James Bond» et autres films d’espionnage à gadgets. De plus, ce film est là pour nous prouver qu’il y a plus de vingt ans, on nous avait déjà fait le coup de la batmania. Dans le film, on trouve la Batmobile, le Batcoptère, le Batsignal, la Batcorde et la Batpoudre…

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Hand of death


Hand of deathVéritable cousin du célèbre héros de la saga des «Vendredis 13» (Jason), le monstrueux Jackson dissimule son visage hideux derrière un masque de hockey pour accomplir son destin de tueur. Six crimes dans une seule soirée suffisent à le mettre en train pour le reste de la nuit. Mais quand il commence épargner ses victimes, il à la fâcheuse habitude d’en tomber amoureux. Un comble ! Sa passion pour la poésie de Lord Byron le pousse à résister à ses instincts criminels pour sombrer dans les yeux de sa belle. Mais celle-ci ne voit pas les choses du même œil… En compétition au dernier Festival d’Avoriaz, le second film d’Anders Palm réussit le tour de force de mêler poésie et horreur dans un même sujet. Même si les caractéristiques du héros sont particulièrement surprenantes, le film n’est jamais grotesque. Il rivalise avec les meilleures productions du genre. A voir…

Les nouvelles histoires fantastiques

Quatre épisodes d’une super série TV inédite sur nos petits écrans et qui est le «bébé» de Steven Spielberg. Les trois premiers épisodes de ladite série étaient sortis sous le titre «Histoires fantastiques» au cinéma, puis en vidéo. Ces quatre «Nouvelles histoires fantastiques» nous arrivent directement en vidéo. «Lucy», par Nick Castle, ou un écrivain est aidé par sa plante ; «Samedi magique», de Robert Markowitz, où un grand-père et son petit-fils échangent leur corps ; «Vous avez intérêt à me croire», de Kevin Reynolds, où un homme rêve une catastrophe aérienne qu’il tente d’empêcher ; et enfin, «Nuit de Noël» avec un père Noël arrête comme meurtrier. L’intérêt de cette série est que les scénarios sont travaillés (signés Matheson ou Spielberg) et que la réalisation est confiée à des cinéastes, plus ou moins jeunes, qui se sont fait remarquer au cinéma : Nick Castle («Starfighter»), Robert Markowitz («Voices»), Kevin Reynolds («La bête de guerre») et Philip Joanou «U2 rattle and hum»).

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Peaux de vache


Sandrine Bonnaire doit beaucoup à Patricia Mazuy, la monteuse d’Agnès Varda. Celle-ci attira l’attention de la réalisatrice de «Sans toit ni loi» sur la jeune comédienne. Et pendant un tournage difficile où les relations metteur en scène interprétées n’étaient pas toujours au beau fixe, la même Patricia Mazuy était là pour soutenir le moral de Sandrine. Lorsque Patricia Mazuy décida de passer à la réalisation, avec ce premier long métrage, Sandrine Bonnaire dit oui autant par amitié que par enthousiasme pour le sujet. L’histoire de «Peaux de vache» est simple deux frères, dans un coin perdu du Nord de la France, ont incendié leur vieille ferme et provoque la mort d’un vagabond. L’aine passe dix ans en prison puis revient au pays où le plus jeune s’est marié, a fondé une famille et a modernisé la ferme. Le cadet n’attendait pas l’aîné sitôt… Pour ce film, qui a obtenu le prix Georges Sadoul, Patricia Mazuy a choisi un style narratif simple, dramatique et intense en émotions. Et ses trois comédiens l’aident superbement. En particulier Jean-François Stevenin et Sandrine Bonnaire. Leurs scènes ensemble sont de véritables petits chocs.

Jeu d'enfantJeu d’enfant

Qu’y a-t-il de plus horrible qu’une poupée ? Celle-ci, Chucky, a des joues rouges, un sourire épanoui, une voix suave et… une âme d’assassin. Andy, six ans, est le premier à s’en rendre compte, mais qui le croirait ? Pour les grandes personnes, Chucky est un jouet inoffensif. Bien mal leur en prendra. Car cette poupée infernale a son secret, que nous apprenons dès l’ouverture (fracassante) du film de Tom Holland : la suite d’un maléfice plus ou moins vaudou, elle est animée par la personnalité d’un tueur psychopathe hystérique. Karen (Catherine Hicks), la maman d’Andy, devra s’armer de courage pour sauver son enfant, avec l’aide d’un jeune policier d’abord sceptique (Chris Sarandon), et on le comprend, mais, qui devra se rendre à l’évidence et se mobilisera contre le maléfice ! Voilà un film de terreur qui fait peur, c’est bien normal, direz-vous, mais on a parfois tendance l’oublier. Fleuron du Festival d’Avoriaz 89, il atteint son but avec une parfaite efficacité : Si les poupées horribles ne manquent pas, Chucky est la plus terrifiante de toutes.

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Gorilles dans la brume


Gorilles dans la brumeSigourney chez les gorilles, en pleine nature sauvage africaine et interprétant le personnage authentique de Dian Fossey, le spectacle vaut le détour. Point de trucage possible ! Les rencontres entre Sigourney/Dian et les gorilles sont à couper le souffle. Dian Fossey était cette anthropologue américaine qui, dans la solitude des montagnes sauvages du Zaire, trouva sa raison de vivre en étudiant pendant dix-huit ans, ces primates méconnus et sauvages. A force de séjours immobiles au voisinage d’un groupe, Dian Fossey s’est finalement fait accepter par les gorilles. Elle a pu les regarder, les toucher, vivre avec eux, les filmer. Lancée à corps perdu dans une lutte pour la protection d’une espèce en voie de disparition que les braconniers massacrent sans pitié, Dian Fossey y a laissé la vie. Le film se pouvait exister qu’en recréant ces rencontres avec de vrais gorilles… Lors d’un séjour de quatre mois dans le centre de recherche que Dian Fossey fonda en.1 967 et dirigea jusqu’à son assassinat (encore inexpliqué), en 1985, aidée par un pisteur, Sigourney Weaver a dû faire, elle aussi, un vrai travail d’approche. Elle s’est retrouvé 3 000 mètres d’altitude sur le mont Visoke, face à un groupe de gorilles de 250 kilos ! On en oublie les faiblesses très «mélodrame de Prisu» et «psychologie de supermarché» du film de Michael Apted.

Pelle le conquérantPelle le conquérant

En cette fin du 19e siècle, comme tant d’autres émigrants tenaillent par la faim, le vieil homme et son fils ont quitté leur Suède natale pour une terre qu’ils croyaient plus hospitalière, le Danemark. Mais Lasse (Max vonSydow) es trop vieux, et Pelle n’a que neuf ans. Engage comme vachers pour un salaire de misère, ils seront, comme les autres, soumis à la loi d’un régisseur inimitable et d’un commis sadique. Tandis que le père plie l’échine et se résigne, Pelle observe, se rebelle contre les brimades des autres écoliers et, surtout se lie avec Erik, une forte tête. Avec lui, il rêve de partir visiter le monde et de le conquérir. Ce beau film danois, Palme d’or surprise du Festival de Cannes 88, a séduit tout le monde images superbes et rigueur documentaire sont les qualités premières de cette histoire vue par le regard d’un enfant, mais se refusant aux facilités de l’émotion comme au confort intellectuel de la démonstration.

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Les portes tournantes


Les portes tournantesCéleste Jose du piano pour accompagner les films muets. Nous sommes au Canada en 1928, et la jeune fille devient une star locale. Changeant de robe chaque soir, elle se taille un joli succès auprès d’un public assidu et passionné. Soudain, c’est la catastrophe : le cinéma se met à parler. Fini le piano, adieu Céleste ! Toujours courtisée par un riche héritier, elle accepte de l’épouser, et ses malheurs commencent. Lorsque son mari meurt à la guerre, sa belle-famille lui enlève son enfant, et Céleste s’enfuit à New York. L’histoire de cette vie, de cette rébellion, de cette passion pour le piano, c’est assurément la partie la plus attachante du film de Francis Mankiewicz. La comédienne québécoise Monique Spaziani interprète Céleste avec sensibilité, sincérité, conviction. Le « présent » nous intéresse moins. Céleste, aujourd’hui une vieille dame, a écrit son journal, l’a envoyé à son fils, et c’est l’enfant de celui-ci qui, découvrant son cahier, partira seul à la recherche de sa grand-mère. D’où une touche d’émotion finale, mais le mieux, c’est assurément révocation de la jeunesse de Céleste.

Monsieur Hire

Monsieur HireQuand M. Hire sort de chez lui, dans son petit par-dessus noir, les gamins lui jettent de la farine. Il ne fait rien de mal, mais voila personne ne l’aime. II faut dire qu’il ne fait rien pour cela. Dormant très peu, il passe un temps fou à sa fenêtre, observant sa voisine Alice, qui est jeune, belle, vive, enjouée. Un soir, elle remarque le manège de M. Hire. Désemparée, elle se cache. Puis une mystérieuse complicité s’instaure entre elle et lui, mais chut… Du roman de Georges Simenon, «Les fiançailles de Monsieur Hire», Patrice Leconte a tiré une bouleversante histoire d’amour, où Michel Blanc trouve le rôle le plus intense de sa carrière. Sandrine Bonnaire, fraiche et spontanée comme toujours, est une Alice cependant ambigüe. Leur relation est l’essentiel d’un film ou tout superflu est élagué. C’est dense, concis, sans être austère. La sobre élégance de la mise en scène est un plaisir constant pour l’œil. La musique de Michael Nyman est ensorcelante. Quand on pense que la Palme d’or cannois est allée au surestime «Sexe, mensonges et vidéo», on se dit qu’il y a des jurys bien légers, que c’est un scandale, vanité des vanités…

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Les français au cinéma


En 87, les constructeurs nationaux ont prêté de nombreux véhicules à des équipes de tournage. Nous avons sélectionné quelques longs métrages auxquels Peugeot, Citroën ou Renault ont participé.

Peugeot

« Agent trouble » de Jean-Pierre Mocky ; « Le grand bleu » de Luc Besson ; « Maladie d’amour » de Jacques Deray ; « Noyade interdite » de Pierre Granier-Oeferre ; « La vie dissolue de Gérard Floque » de Georges Lautner ; « Les keufs » de Josiane Balasko ; « La vie est un long fleuve tranquille » d’Etienne Chatilliez…

Citroën

« Une nuit à l’Assemblée » de Jean-Pierre Mocky ; « Blanc de Chine » de Denys Grutier-De-ferre ; « La travestie » d’Yves Boisson ; « Jaune revolver » de Olivier Langlois ; « Association de malfaiteurs » de Claude Zidi ; « Le moustachu » de Dominique Chaussois ; « Tandem » de Patrice Leconte ; « La petite allumeuse » de Danièle Dubroux ; « Etats d’âme » de Jacques Fansten…

Renault

« au beurre noir » de Serge Meynard ; « Le cri du hibou » de Claude Chabrol ; « Direction assistée » d’Alex Métayer ; « La passerelle » de Jean-Claude Sussfeld ; « Fréquence meurtre » d’Elisabeth Rappeneau ; « Un homme et une femme, vingt ans déjà » de Claude Lelouch ; « Mauvais sang » de Lésa Carax ; « Poussière d’ange » d’Edouard Nier-mans ; « L’été en pente douce » de Gérard Krawczyk ; « Nuit d’ivresse » de Bernard Nauer…

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